Mons

Mardi soir, les membres MR+ de Quévy créaient la surprise en officialisation la formation d’une coalition avec le Parti Socialiste. Dans la foulée, ils sauvaient Florence Lecompte, dont la fonction de bourgmestre était clairement menacée. Si MR+ s’était allié à Ensemble Dès Demain (EDD), la bourgmestre sortante se serait en effet retrouvée sur les bancs de l’opposition.

Le scénario n’était pas impossible mais il faut bien avouer qu’il n’était pas pour autant attendu. David Volant, chef de file de l’ancien cartel GénérationS Quévy, avait une carte à jouer et la possibilité, grâce à ses voix de préférence, de prendre les rênes de la commune. Ce ne sera finalement pas le cas, au grand damne de nombreux électeurs qui s’estiment grugés par cette coalition violette, mais au soulagement de Florence Lecompte.

« Je suis effectivement très heureuse de cet accord parce que même si le PS a perdu des plumes, les électeurs avaient marqué leur choix », estime-t-elle. Difficile de lui donner tort : le PS a engrangé 45,58% des suffrages et Florence Lecompte comptabilise 959 voix de préférence. « Je pense que ces données ont pesé dans le choix du MR+. Nos deux partis représentent quasi 75% de la population. Cela ne peut être qu’un accord positif. »

Les discussions avaient été amorcées au lendemain du scrutin et auront rapidement donné lieu à cette alliance inédite. « Nous n’avons aucune divergence au niveau des programmes. Nous avons évoqué plusieurs projets et tous sont soutenus par nos deux partis. Nous avons également évoqué nos préférences en termes d’échevinat mais la répartition n’est pas encore établie. » Seule la présidence du CPAS a d’ores et déjà été décrétée. Elle sera attribuée à Sophie Boterdeal (MR+).

PS et MR parviendront-ils à s’entendre alors que les réformateurs, alors membre de GénérationS Quévy, n’avaient pas été avares de critiques quant à la gestion socialiste ? « Nous avons connu des divergences politiques, c’est un fait. Mais nous sommes tous là pour travailler dans l’intérêt du citoyen. Et au-delà des conseils communaux, tout le monde s’entend bien, nous entretenons des relations amicales entre nous. Les discussions ont toujours été possibles, d’un côté comme de l’autre, il n’y a aucun a priori », insiste Florence Lecompte.

Cette dernière estime que les compétences de chacun pourront être exploitées au mieux dans l’intérêt communal. Le collège – trois sièges pour le PS, trois sièges pour MR+ – pourra débuter son travail dès la fin de cette année.