Mons

Le dossier est renvoyé en Cassation. En attendant la décision, le procès est à l’arrêt.

Le président de la cour d’assises du Hainaut, Jean-François Jonckheere a tranché vendredi après-midi et décide de rester. Il lui est reproché par la défense de cinq des six accusés d’avoir émis une opinion en pleine audience publique. L’incident a provoqué un certain tollé ! Vingt-quatre heures plus tard, le président a donc décidé de ne pas se récuser de la session d’assises qui vise à juger durant un mois le crime de Roisin commis en octobre 2016. Quelques heures plus tard, le procès était suspendu jusqu’à nouvel ordre.

Sa décision était attendue suite à la requête en récusation déposée jeudi par les avocats des accusés Josua Krier, Torino Dubois, Brondon Kempfer, Thomas Audin et Sylvie Cuelle. Ces derniers doivent répondre d’une tentative de vol et d’un vol avec circonstance aggravante de meurtre sur Jean-Claude Libiez (63 ans). Le président Jonckheere avait 48 heures pour se prononcer. Comme il a décidé de poursuivre, la requête doit dès lors être analysée par la cour de cassation. “C’est donc la cour de cassation qui tranchera”, indique Me Rivière, avocat des parties civiles.

Le procès est suspendu jusqu’au moment où un arrêt sera rendu, probablement dans la semaine. Pour rappel, l’incident fait suite à une phrase prononcée par le président en fin d’audience, jeudi. Le président a déclaré, en s’adressant à l’avocat de Loïc Harvengt, qu’il était “intimement convaincu” que son client n’était pas l’auteur du tir qui a tué Jean-Claude Libiez, la nuit du 20 au 21 octobre 2016, lors d’un vol avec violence commis dans la ferme de Beaumont à Roisin. Pour les requérants, le président a pris position dans un dossier où celui qui a tiré la balle blessant mortellement Jean-Claude Libiez n’est pas clairement identifié.