Mons

Marc Garin, le chef de corps de la police Mons/Quévy, a réagi aux informations du quotidien De Morgen.

L’affaire Mawda n’a toujours pas fini de faire parler d’elle. Alors que les funérailles de la petite fille sont prévues ce mercredi (vers 13h, un cortège funèbre sera organisé au départ du centre d’accueil « La Porte d’Ulysse » à Haren), le quotidien De Morgen met en cause la procédure de protection des cinq mineurs non accompagnés qui étaient également présents dans la fameuse camionnette. Cette procédure n’aurait pas été respectée.

La faute, selon le journal flamand, à la police de Mons/Quévy qui n’aurait pas prévenu le service de tutelle. "Ces mineurs auraient dû bénéficier d'une protection de ce service qui aurait dû être prévenu par la zone de police", assure De Morgen.

Voilà des accusations qui ont eu le don d’irriter Marc Garin, le chef de corps de la zone Mons/Quévy, qui a d’abord tenu à rappeler qu’il y avait deux et non pas cinq mineurs dans le véhicule. "Cinq personnes interpellées se sont déclarées mineures, malgré toutes les difficultés de communication dues à la barrière de la langue", débute-t-il. "La procédure RAAVIS (informer l’Office des étrangers) a ensuite été appliquée, les empreintes digitales transmises et l'Office a ramené l'information initiale à deux majeurs et trois mineurs. Il est apparu par la suite qu'une des trois personnes était majeure: le service lui a adressé un ordre de quitter le territoire."

Pour ces deux mineurs non accompagnés, un document spécifique devait être complété. Mais à défaut d’interprète ce document n'a pas pu être rempli par les policiers. "Ils ont cependant informé l'Office des étrangers de cette impossibilité via la procédure RAAVIS", poursuit Marc Garin. Le Service de tutelle n'a donc pas été directement informé de cette situation particulière ni par la zone de police, ni par l'Office des étrangers, ni par la police judiciaire chargée de l'enquête."

Les deux jeunes garçons ont été relaxés judiciairement le 18 mai à 18 heures. Ils ont été ensuite conduits à l'abri de nuit du CPAS de Mons. Un des deux mineurs faisait l'objet d'un dossier au Service de tutelle des mineurs non accompagnés sans qu'une mesure spécifique ait été prise à son égard. Deux des trois jeunes majeurs ont été retrouvés à Dunkerque, dans le Nord de la France, et le dernier a disparu.