Mons L’ASBL Canifed tente de se développer en région montoise

Canifed est une toute jeune ASBL active dans le milieu canin. Son projet est exclusif en Europe mais est encore peu connu. Concrètement, l’ASBL a pour objectif de permettre aux personnes plus démunies de prendre soin de leur animal via des chèques canins donnant droit à des services d’aide à l’éducation et au comportement canin ou encore à des séances de toilettage.

"Le rôle social de l’ASBL est très important et nous souhaitons le développer davantage. Nous permettons notamment aux personnes précarisées de faire soigner ou toiletter leurs chiens gratuitement. Mais notre objectif à long terme, c’est également de faire reconnaître officiellement les métiers d’éducateur et de comportementaliste canin", explique Carine Maton, membre du comité de l’ASBL.

Aujourd’hui, n’importe qui peut s’improviser professionnel. "Beaucoup font du tort aux animaux : certains toiletteurs blessent l’animal lors d’une mauvaise tonte, certains éducateurs donnent de mauvais conseils aux maîtres sans penser aux conséquences psychologiques potentielles."

Elle-même éducatrice et comportementaliste, Carine Maton espère aussi gonfler les quotas de professionnels en région montoise. "Il faudrait au minimum quatre ou cinq éducateurs prêts à intervenir dans le Hainaut. Cela nous permettrait de mieux se répartir le travail et de répondre à plus de demandes. Aujourd’hui, certaines personnes disposent de chèques canins mais n’ont pas la possibilité de les utiliser car nous sommes trop peu nombreux dans la région."

Si le nombre d’éducateurs augmente, l’ASBL pourrait aussi envisager de nouer une meilleure collaboration avec les refuges de la région. "En tant que comportementalistes, nous avons la possibilité d’organiser des visites pré-adoption avant de donner le feu vert, mais surtout d’assurer le suivi du chien une fois placé dans sa nouvelle famille, ce que les refuges n’ont pas toujours le temps ou la possibilité de faire : que faire avec un chien peureux ou agressif, un animal qui détruit ou qui aboie ? Ce sont des questions auxquelles il faut répondre, au risque d’avoir un chien qui revient en refuge parce que le maître ne s’en sort pas. Mais seule, c’est impossible d’assurer cette mission."

L’appel est donc lancé afin d’accueillir des personnes qui se reconnaissent dans les chartes établies par l’ASBL. "Le projet est magnifique et m érite d’être étendu, notamment dans le Hainaut où on peine un peu à se faire connaître faute de collaborateurs suffisants", conclut Carine Maton.