Mons

La police judiciaire est restée sur place durant près de 6 heures.

C'était la panique jeudi matin dans les bâtiments de la commune de Honnelles. Comme le révèlent nos confrères de La Province, des enquêteurs de la police judiciaire fédérale (PJF) sont descendus dans les locaux communaux situés à Autreppe afin d'y mener une perquisition. Durant près de six heures, les policiers ont passé au peigne fin plusieurs documents et ordinateurs. Certains dossiers ont même été saisis. La directrice générale a également été entendue comme témoin.

Selon nos informations, ces policiers étaient au nombre de trois et sont également descendus dans les ateliers communaux. Ils n'ont toutefois pas mené des perquisitions à proprement dites mais bien des recherches dans le cadre de devoirs d'enquête. La PJF se penche en effet sur le dossier dit "du jardinier" qui est actuellement au stade de l'information judiciaire et non de l'instruction. Ces fouilles ont été réalisées sur décision du parquet ou de la police et non d'un juge d'instruction.

Cette descente de police a donc été réalisée dans le cadre de l'affaire du jardinier et de l'ASBL La Roquette qui secoue la commune et plus particulièrement le bourgmestre depuis plusieurs mois. Deux dossiers disjoints avaient été ouverts : l’un par l’auditorat du travail, l’autre par le parquet de Mons. L’auditorat du travail a décidé de classer l’affaire sans-suite en avril dernier tandis que le parquet de Mons a poursuivi son enquête. Nous l'annoncions en exclusivité à la fin du mois de juillet.

L’auditorat du travail et le parquet ne reprochent en effet pas la même chose à Bernard Paget. Pour l’auditorat, ce sont les suspicions d’infraction à la législation sur le travail qui ont été classées. Le parquet, lui, s’intéresse à l’abus de bien social et à l’utilisation de moyens et matériels de la commune par un élu à des fins personnelles.