Mons

Deux changements de couverture sont souhaités pour coïncider avec les limites des nouvelles circonscriptions électorales

Olivier Destrebecq (MR) a récemment défendu en commission des Médias du parlement de la Fédération Wallonies-Bruxelles la résolution du MR visant à modifier les zones de couverture des télévisions locales Antenne Centre et Télésambre. Objectif, faire coïncider les zones de couverture de celles-ci avec les limites de nouvelles circonscriptions électorales de La Louvière-Soignies et de Charleroi-Thuin.

Ce qui paraissait simple et nécessaire aux yeux du député s’avère finalement plus difficile que prévu. « Visiblement, le ministre Marcourt (PS), lui, est d’une frilosité excessive ! », regrette Olivier Destrebecq. Concrètement, la commune d’Anderlues devrait désormais être couverte par Télésambre et non plus par Antenne Centre, comme c’est le cas aujourd’hui, tandis que la commune de Seneffe devrait connaitre la situation inverse.

« Cette proposition de résolution ne vise strictement que ces deux modifications et en aucun cas d’autres modifications de zones de couverture dans d’autres télés locales. Cependant, au vu du contexte politique actuel en Fédération, c’est apparemment la frilosité qui règle… » En mars dernier, le ministre avait été interpellé par les télévisions locales afin que les discussions soient entamées…

Avant d’énoncer quelques réserves. « Si cette permutation parait simple, il convient de tenir compte des faisabilités techniques et opérationnelles d’un tel changement. Il importe que cette modification ne se déroule pas dans la précipitation et de façon irréfléchie », avait-il insisté. Bref, la proposition avait été déposée avant d’être ajournée en conférence des présidents et d’être, il y a quelques jours, ré-ajournée en commission.

« Le ministre dit qu’il veut avancer. Je suis plus que perplexe sur cette vision d’avancement en ajournant les dossiers », commente de son côté le réformateur. « Je confirme ma volonté dans ce dossier de vouloir faire les choses correctement et dans l’ordre. » Et si certains aspects technico-pratiques sont à prendre en considération, ils ne doivent, pour le député, pas être un frein au changement souhaité par les premières identités concernées: les communes et les télévisions locales.