Mons

Les deux équidés étaient en souffrance. La propriétaire n'en avait pas conscience

Triste intervention ce dimanche 11 février du côté de Chastre. L’asbl lensoise Tabula Rasa a dû intervenir en urgence après avoir été informée par un autre refuge de la situation de deux juments. Déjà complet et donc dans l’incapacité d’agir, ce dernier a préféré déléguer cette prise en charge.

« Nous sommes également au grand complet mais nous nous sommes rendus sur place. Et vu l’état de détresse des deux juments, il était impératif d’agir rapidement », souligne Kelly Josse, présidente de Tabula Rasa. « Nous avons rencontré la propriétaire. Elle ne se rendait pas compte que ses animaux étaient en manque de soins. Il a fallu négocier pour pouvoir entrer en action. »

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Après discussion, la propriétaire acceptera de céder ses animaux. Dans le cas contraire, elle s’exposait à des poursuites auprès de l’unité du bien-être animal. « Avant toute chose, il a fallu s’assurer qu’un transport était possible. Les animaux n’avaient jamais quitté le domicile et n’étaient jamais monté dans un van. »

L’état de santé des deux juments, âgées de 24 et 30 ans, n’était pas pour rassurer l’équipe. « La première est restée couchée tout au long de notre intervention. Nous craignions qu’elle ne puisse se relever ou qu’elle ne tienne sur ses jambes. La deuxième est très maigre mais tenait debout. » Le transport s’est finalement déroulé sans complication. « C’était le ouf de soulagement lorsque nous sommes arrivés à destination… »

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Aujourd’hui, les deux juments sont à l’abri. « Les bilans vétérinaires sont en cours. « Beauté souffre de crise de fourbure (une sorte de diabète, NdlR) dû à une nourriture mal adaptée. La prise de sang devra nous permettra de faire le point sur son état mais elle aura besoin de soins plus spécifiques à vie. Gricilla est quant à elle sous-alimentée. Il va falloir remettre tout le système digestif en route. Cela prendra du temps. »

Et beaucoup d’argent à l’asbl. « Leur prise en charge nous coûte déjà énormément car nous avons dû louer des espaces. Nous ne pouvons pas pousser les murs mais il nous était impossible de les laisser sur place, nous ne pouvions pas faire autrement. Sans intervention, elles étaient vouées à la mort. »

Les aides sont évidemment les bienvenues. « Nous avons toujours besoin de foin, nous aurons aussi besoin d’aliments spécifiques. Le plus simple est parfois soit de faire un don, soit de nous contacter directement. » Beauté et Gricilla devraient désormais couler des jours plus paisibles au sein du refuge lensois.

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