Mons Le bourgmestre voudrait conserver un siège de conseiller communal

Le Parti socialiste de Mons a présenté, vendredi, une grande majorité de ses candidats pour le scrutin communal. Il y a quelques semaines, le bourgmestre sortant, Elio Di Rupo annonçait qu’il ne briguerait pas un 4e mayorat. Il fera néanmoins campagne avec les socialistes montois. En cette veille de 1er mai, si cher au Parti socialiste, Elio Di Rupo s’est confié sur son état d’esprit, six mois avant de quitter son fauteuil de bourgmestre.

Comment voyez-vous, cette fois à la 45e place sur la liste PS, cette nouvelle campagne électorale communale ?

"Le candidat-bourgmestre est Nicolas Martin. Et je ferai mon maximum pour obtenir la confiance des citoyens en poussant la liste et en soutenant les différents candidats PS. Mon destin comme président de parti est d’être tête de liste dans une élection générale. Dans mon état d’esprit actuel, ce serait plutôt de le faire sur une liste à l’Europe."

Allez-vous quitter la vie politique montoise ?

"En prenant la tête de liste pour le PS à Mons, le destin de Nicolas Martin est d’être membre du collège et donc d’être le futur bourgmestre. Moi, je voudrais siéger au conseil communal. Avec force, je ferai donc une campagne électorale. Mais, pour le moment, je travaille beaucoup plus sur l’échéance de mai 2019."

Après 18 années de mayorat, quel regard portez-vous sur votre règne ?

"J’ai un regard heureux sur ces 18 années. Nous avons fait avancer la ville de Mons, qui était une ville un peu endormie. Elle avait un charme qui devait se révéler. J’ai fait beaucoup pour la rénover, la métamorphoser, pour amener des entreprises, de l’activité… Nous avons aussi été capitale européenne de la culture. Nous sommes aujourd’hui une ville qui compte environ 100.000 habitants, et Mons compte à l’échelle nationale mais aussi internationale. Voilà quelques sujets de satisfaction, c’est aussi une ville avec une très forte cohésion sociale. Même s’il existe des endroits où des gens éprouvent des difficultés sociales. Globalement, sur le Grand Mons, c’est une ville qui est plutôt apaisée et où il fait bon vivre. C’est, entre autre, le travail que j’ai pu accomplir."

Êtes-vous inquiet pour l’avenir de la Cité du Doudou ?

"Non, pas du tout. Les choses sont difficiles mais nous y travaillons. La liste PS est aujourd’hui constituée à 80 %. Ce sont des femmes et des hommes qui sont sans cesse sur le terrain, très impliqués dans les quartiers, dans les associations… Ils connaissent très bien les citoyens. Il n’y a pas de raison d’être inquiet. Même si, et nous le savons, la campagne sera difficile. Comme tous les partis, il y a un reflux général. C’est beaucoup plus difficile pour les grandes formations politiques. Nous subirons ce phénomène, comme les autres, et nous lutterons pour l’endiguer et faire en sorte d’avoir le meilleur résultat possible."

29 sièges sur 45 sont socialistes. C’est une majorité absolue, pensez-vous la conserver au soir des élections ?

"La majorité est large, je pense que j’y ai contribué de manière percutante. J’ai été Premier ministre, j’étais au sommet de la reconnaissance. Je pense qu’il y avait à Mons un sentiment de fierté d’avoir un Premier ministre parmi les citoyens montois. Cela a beaucoup favorisé et boosté l’élection. Je ne pense pas que l’on puisse réitérer un tel résultat, mais nous donnerons le meilleur."