Mons

Aucun accord n'a pour l'instant pu être trouvé entre les parties

Ce jeudi se tenait une réunion de conciliation sociale au SPF Emploi, à Bruxelles, afin de dégage une solution suite au préavis de grève déposé par le SETca le 21 septembre dernier. Ce dernier potait sur une revalorisation barémique pour les quelque 20 assistants de pharmacie d'EpiCURA, présents sur les site des Baudour et d'Hornu.

Le comité de direction d'EpiCURA a cependant estimé que cette demande était « déraisonnable et supérieure à ce qui s'exerce majoritairement dans le secteur. » Et de préciser que « quasiment aucun des hôpitaux de la région ne pratique ce barème et pas mal d’autres se situent même en dessous des barèmes actuellement en vigueur chez EpiCURA. »

Ce vendredi, le centre hospitalier annonce qu'en dépit de plusieurs propositions formulées par la direction, les parties n'ont pu se mettre d'accord. « Ce vendredi, les membres du comité de direction se sont réunis afin d'envisager les moyens à déployer pour reprendre le dialogue et afin de mettre en place toutes les mesures adéquates pour réduire au maximum les perturbations préjudiciables au patient. »

Après quoi les équipes de la pharmacie des sites de Baudour et d'Hornu ont été successivement rassemblées pour que le comité de direction leur explique sa position. « Il a été rappelé qu’EpiCURA privilégie toujours le dialogue social et déplore ce premier jour de grève « maison » depuis 4 ans. » En attendant et pour impacter le moins possible les patients qui doivent suivre des cures de chimiothérapie, le département infirmier a proposé une aide temporaire à la pharmacie.

De son côté, le SETca annonce maintenir la pression. "Vu l'échec des négociations lors du bureau de conciliation ce jeudi, le personnel a décidé de repartir en grève ce vendredi. Rien ne sera préparé pour les différents services de l'hôpital, ce qui va paralyser et désorganiser le bon fonctionnement des services. Les assistants de pharmacie revendiquent également plus de respect et de considération de la part des pharmaciens et de leur directeur. Le climat est devenu détestable dans ces deux pharmacies. Un programme d'actions est d'ores et déjà planifié pour la semaine prochaine et risque de toucher d'autres services des hôpitaux de Baudour et d'Hornu."