Mons Plus de 1.500 policiers seront à Mons pour les festivités de près d’une semaine

L’atmosphère de Doudou se fait tout doucement sentir à Mons. Alors que les tenanciers de café chargent leurs caves, toutes les équipes sont sur le pied de guerre pour affronter la semaine annuelle à la fois rituelle et festive. Dans une semaine, le Doudou sera lancé. Bien avant cela, tous les préparatifs battent leur plein.

Et si l’édition 2017 réserve quelques nouveautés telles que le premier combat de Condé ou encore un nouveau petit Saint-Georges, ce sont les aspects sécuritaires qui sont en première ligne. Quelque 1.500 policiers des zones de police et de la police fédérale seront mobilisés. Policiers et autorité administrative ont mis les bouchées doubles. Menace terroriste oblige…

"La sécurité est une lasagne et chaque année, nous ajustons nos dispositifs", explique Marc Garin, chef de corps de la zone de police de Mons-Quévy. "Cette année, nous utiliserons des dispositifs qui sont inhabituels. Des obstacles par rapport aux véhicules légers et lourds seront testés pour la première fois dans le pays. C’est un dispositif israélien semi-mobile qui sera installé dans les rues de Nimy et d’Havré."

Il s’agit des barrières Pitagone, une société belge fondée en 2016 experte dans le secteur de l’antiterrorisme depuis 20 ans en Israël. Cette société vient en effet de mettre sur le marché ses barrières anti-camion-bélier de conception et de réalisation 100 % belge. "C’est un dispositif qui n’est pas anxiogène. Les blocs de béton et les sacs de sable sont efficaces mais anxiogènes. Ces barrières permettront, au besoin, d’arrêter une voiture ou un camion qui forcerait le barrage."

Ajoutons à cela des caméras de vidéosurveillance supplémentaires installées un peu partout dans l’hypercentre, notamment au square Saint-Germain et à la rampe Sainte-Waudru, qui sont directement reliées au poste de commandement. Au total, une dizaine de caméras ciblant les zones festives (marché aux Herbes, Grand-Place…) et les lieux commerçants seront utilisées. "Nous allons aussi tester, de manière plus discrète, de nouveaux dispositifs de détection et d’interpellation afin d’identifier le plus tôt possible des situations suspectes", a précisé Marc Garin. Quelque 250.000 personnes sont attendues durant toute la semaine des festivités.