Mons

Le groupe est composé de musiciens amateurs et professionnels

Ce dimanche après-midi, nombreux étaient encore ceux qui profitaient de la ducasse pour boire un verre sur la Grand-Place à l'issue du combat dit Lumeçon. Malgré l'effervescence encore présente, Don Fiasko est largement parvenu à capter l'attention des badauds.

Né il y a une dizaine d'années, le groupe a animé les rues montoises à sa façon. « Ce qui est extra avec cette fanfare, c'est que nous sommes moitié amateurs, moitié professionnels », explique DJ Petit Piment. « Une partie travaille sur le côté, l'autre est active dans les arts. Lorsque nous nous retrouvons, c'est un peu un événement. Nous partons de zéro, nous ne sommes jamais blasés par ce que l'on fait ! »


Les 12 membres de la troupe n'ont qu'un objectif en tête : faire danser les foules. « Nous adorons aller au contact du public. Nous avons beaucoup tourné, nous avons joué à l'Ancienne Belgique aux côtés de Suarez, nous avons tourné au Bénin, à Dubaï,… Mais ce n'est pas pour autant que l'on se prend au sérieux ! On adore improviser, jouer avec le public et mélanger les genres. Notre mobilité nous permet cela. » En réalité, le véhicule, qui accueille notamment les baffles, les claviers et quelques percussions, dispose d'un moteur de hors bord.

© E.B.

Jusqu'à aujourd'hui, la fanfare jouait officieusement. « Nous n'étions pas reconnus officiellement par la ville même si nous avons collaboré à Mons 2015. Ce qui ne nous empêchait pas de sortir le dimanche après-midi, sans avoir rien dit à personne, pour proposer un set. » Don Fiasko ne sait pas de quoi l'édition 2019 sera faite. Mais si l'occasion leur est donnée d'à nouveau joué, c'est d'un grand oui qu'ils devraient accepter.