Mons 228.200 festivaliers ont foulé la nouvelle plaine de sept scènes

La 30 e édition du Dour Festival est en passe de souffler ses bougies. Après cinq jours de folie, une météo incroyable, un défi osé avec un festival déménagé, 240 artistes et une moyenne de 40.000 à 50.000 festivaliers quotidiennement… Le Dour Festival, 30 e du nom, a réussi son pari. Bilan de cette édition exceptionnelle à plus d’un titre.

"30 ans, cela se fête. On devait passer un cap et peut-être entrer un peu dans l’âge adulte", nous confie Damien Dufrasne, aux manettes de l’organisation du festival. "Il fallait tourner une page suite à la création d’une nouvelle route et aux installations d’entreprises du côté de l’ancien site. Et nous voulions oser aller sur un autre site, au pied des éoliennes, ce qui plaît à tout le monde. Je n’ai pas entendu une seule critique par rapport à ce choix. Tout le monde est unanime, des festivaliers aux artistes, aux agents en passant par les riverains et les services de secours."

Au niveau mobilité, aucun problème n’a été constaté. C’est du jamais vu ! "À aucun moment, nous n’avons rencontré une difficulté dans les flux," se réjouit Damien Dufrasne. "Aucun impact sur les riverains non plus, ce qui facilite davantage encore la cohabitation."

Ce n’est pas peu de l’écrire : le Dour Festival, c’est 50.000 nouveaux habitants pendant cinq jours. "C’est une ville éphémère", qui a été relocalisée. "C’est une suite logique, comme une ligne du temps : le temps de la mine et des terrils avec la Machine à Feu et l’avenir écologique avec les éoliennes. C’est une belle histoire qui va se faire et ce lien marquera la continuité dans les différents projets."

Question musique, Dour n’a pas trahi ses fidèles. "La force du festival de Dour, c’est la diversité artistique avec pas mal de groupes cette année. Cette niche intéresse les festivaliers et les artistes. Nous devons continuer à surprendre les festivaliers, à nous diversifier et à élargir les tendances musicales."

Édition historique ? "C’est une très belle édition avec un public ravi par rapport à ce nouveau site, un public d’amateurs et nos habitués, avec un camping regular mais aussi des offres de logements plus alternatifs. Les festivaliers adorent ces nouveaux concepts. Il y a de fortes chances que nous développions encore davantage cette diversification."

L’épopée 2017 battait des records de fréquentation. 2018, légèrement moins avec quelque 228.200 festivaliers sur les cinq jours. "Nous n’avons pas à rougir, cela reste un nombre exceptionnel, on est le plus grand festival de Wallonie, l’un des quatre plus importants en Belgique. À un moment donné, nous ne pouvons pas continuer à augmenter la fréquentation et à grandir de manière disproportionnée. D’autant plus que nous voulons bien faire les choses, augmenter le confort de nos festivaliers par exemple et toujours offrir une affiche de qualité et diversifiée, ce qui est notre spécificité."

La prochaine édition du festival de Dour, édition 31, se tiendra du 10 au 14 juillet 2019, à nouveau au pied des éoliennes. Ce lundi matin, cette ville éphémère lèvera le camp. L’année dernière, cela avait été un beau capharnaüm avec de gros problèmes de fluidité. "Nous avons prévu toutes une série de circuits cette fois. Il reste encore cette étape qui, si elle se passe bien, sera la cerise sur le gâteau."

C.Ti.