Mons

Les 30.000 festivaliers du camping ont quitté les lieux ce lundi matin.

Clap de fin pour cette 30e édition du Dour Festival. Les baffles des sept scènes ont émis leurs derniers sons vers 4 heures du matin avant de laisser place à un démontage gargantuesque qui durera plusieurs jours. Pour les festivaliers qui ont séjourné au camping, il fallait aussi lever le camp ce lundi matin avant 12h. Et comme lors de l’ouverture des hostilités mercredi et jeudi, c’est un véritable défilé qui s’est opéré à la sortie du camping.

Ils étaient ainsi près de 30.000 à péniblement dégonfler leur matelas, replier leur tente, jeter leurs canettes vides et leurs déchets, ranger leurs vêtements en boule dans leur sac à dos puis traîner les pieds pour quitter le camping. Le visage rougi par les coups de soleil et les yeux cernés de plusieurs jours de guindaille et de nuits très courtes, les campeurs ont peiné à avancer vers la sortie, même s’ils repartaient allégés de leurs montagnes de boissons et de provisions.

Le ballet s’est ensuite séparé en deux : en direction de l’immense parking et des voitures pour les uns, vers les navettes de bus puis la gare de Saint-Ghislain pour les autres. Même si ce n’était rien à côté de la situation chaotique de l’année dernière, des embouteillages monstrueux étaient inévitables sur les différents axes avoisinant le site. Il fallait prendre son mal en patience une dernière fois, avant de définitivement laisser le Dour Festival derrière soi, le corps vidé d’énergie mais la tête remplie de souvenirs.

Des tentes brûlées

Comme chaque année, certains n'avaient visiblement pas envie de démonter leur tente. Ils ont préféré choisir une solution radicale pour ne pas devoir la transporter... Plusieurs festivaliers ont en effet mis le feu à leur tente. De la fumée était d'ailleurs visible dans le ciel depuis les alentours du camping. Heureusement, le feu n'a pas fait de blessé. 

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