Mons

Chaque jour, plus de 200 policiers sont mobilisés sur le festival.

Contrôles routiers, fouilles aux entrées, policiers en civil, utilisation d’un hélicoptère, … Le dispositif policier qui encadre le festival de Dour est impressionnant. Sur les cinq jours de festival, ce ne sont pas moins de 1.000 policiers qui sont mobilisés, soit près de 200 chaque jour.

Ce jeudi matin, nous avons suivi une équipe de la police boraine qui effectuait des contrôles routiers sur les axes avoisinant le festival. Mais la police est également présente aux entrées du site. Sur l’esplanade qui relie l’entrée au camping, une dizaine d’hommes en civil veillent au grain. « C’est la waasstraat, littéralement la rue de nettoyage », explique le Patrice Degobert, chef de corps de la police des Hauts-Pays.

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Les festivaliers en possession de stupéfiant sont interceptés par ces agents en civil. « Ces policiers repèrent les comportements suspects, opèrent à une première fouille puis, si besoin, emmènent les festivaliers vers des locaux aménagés juste à côté de l’entrée. Ils sont alors envoyés dans un processus de fouille, d’interrogatoire, de présentation au magistrat et éventuellement d’analyse des produits. »

Présent sur place, le substitut du Procureur du Roi de Mons peut accélérer la procédure. « Entre les chiens, les contrôles au portique et les dispositifs plus discrets, il y a pas mal de gens qui sont ramenés dans mon bureau », raconte le magistrat M. Ruth. « Il y a de tout : de la consommation de stupéfiants et du deal, et il y a toutes les drogues : ecstasy, cannabis, cocaïne, speed, kétamine, etc. Certaines personnes sont donc arrêtées et risquent des suites plus conséquentes, en fonction de la quantité de drogue retrouvée et de leurs antécédents judiciaires. »

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La police est également présente sur les parkings avec des éléments mobiles qui peuvent intercepter des personnes suspectes. À côté de cela, une dizaine d’agents servent d’appui au service de gardiennage qui procède à la fouille traditionnelle sous le portique d’entrée au festival. « Nous intervenons en cas de débordement », précise le commissaire Degobert. « Sur le site même du festival, nous intervenons en cas de besoin. Les organisateurs peuvent nous appeler. »


Tout ce dispositif est le fruit d’une collaboration étroite entre la zone de police des Hauts-Pays, les autres zones (boraine, Mons-Quévy, La Louvière, Haute Senne, etc.) et la police fédérale. « Ce sont des mois de préparation », souligne Patrice Degobert qui a aussi fait appel à l’appui d’un hélicoptère. « L’hélicoptère sert à avoir des vues d’ensemble sur certaines situations. Exemple : les arrivées et les départs des festivaliers. Cela permet d’avoir le contrôle sur la circulation. »

Le premier bilan policier (mercredi et jeudi matin) fait état de 35.0000 festivaliers présents. Des contrôles routiers ont permis, grâce à l’appui de la zone de police Boraine et des douanes de contrôler 130 véhicules avec comme résultats 20 PV de conduite sous influences et 16 PV de la douane, une saisie de 300 g de stupéfiants de différents types, 4.500 euros de transaction et 12.000 euros de taxation. Selon la croix rouge, 17 personnes ont été évacuées vers les hôpitaux de la région sur 433 interventions dont une seule urgente.

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