Mons Dans les coulisses de la cellule objets perdus de la police du Dour Festival.

Lorsque les festivaliers dansent ou déambulent dans les travées du Dour Festival, il n’est pas rare de voir des GSM ou des portefeuilles égarés sur le sol. La seule chance de les restituer à leurs propriétaires et de passer par le service « objets trouvés » mis en place par la police à l’entrée du site.

Dans un petit cabanon, trois policiers se chargent de réceptionner, de trier et de rendre tout un tas d’objets : clefs de voiture, cartes d’identité, téléphones portables, bijoux, portefeuilles, lunettes, sacs à dos, sacoches, vêtements, ou même une radio. « Nous prenons tout ce que l’on nous donne », sourit l’un des agents en charge de la cellule « objets trouvés ».

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Ces objets sont soit amenés directement par des festivaliers altruistes, soit par les agents de sécurité ou l’équipe de nettoyage du festival. « En fin de soirée, ils font le tour des différents endroits pour ramasser les déchets et les objets perdus. Chaque matin, il y a donc une ou deux caisses d’objets qui nous attendent et que nous devons encoder. »

Après deux jours de festival, la police comptait plus de 180 objets identifiables (portefeuilles, sacs, clefs de voiture, …) et près de 100 téléphones. « Sur la centaine de téléphones, près de 70% ont retrouvé leur propriétaire », assure le policier qui accueille les potentiels propriétaires à son guichet. « On demande aux gens de déverrouiller le téléphone avec le code ou l’empreinte digitale. S’il n’y a plus de batterie, ils nous amènent un chargeur et on vérifie une fois qu’il se rallume. »

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Tous les objets sont entreposés et classés dans des boîtes selon leur nature ou leur marque lorsqu’il s’agit de téléphones portables. Pour les documents identifiables, un système de QR code a été mis en place. « Lorsque nous pouvons identifier un nom dans un sac, un portefeuille perdu ou sur une carte d’identité, nous l’encodons dans un logiciel. La personne qui vient se présenter peut alors donner son nom et retrouve immédiatement son objet. »

En 2017, ce sont plus de 1.000 objets qui ont été déposés à cet endroit. Notons que les objets qui ne seront pas restitués d’ici la fin du festival pourront toujours se rendre au commissariat de la police des Hauts-Pays, à Dour, dans les jours qui suivent.

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