Mons

D'ici la fin de la semaine, les prairies seront totalement vidées des infrastructures restantes.

Deux semaines après le clap de fin de la 30e édition du Dour Festival, plusieurs grandes structures, échafaudages et autres cabanons de chantier gisent toujours dans les prairies, au milieu du parc éolien. Malgré la chaleur, le démontage colossal se poursuit pourtant intensément par les organisateurs et les fournisseurs.

Il sera même totalement clôturé d’ici jeudi ou vendredi, soit une semaine plus rapidement que les années précédentes. « Nous sommes contents, tout se passe bien », assure Damien Dufrasnes, l’organisateur du Dour Festival. « Grâce au beau temps, les sentiers et les prairies sont secs, ce qui facilite le passage des tracteurs et camions. Il y a juste l’un ou l’autre fournisseur qui ont un peu traîné à cause des congés du bâtiment. »

Les 55.000 m² de plaques métalliques pour le roulage des voitures ne sont par exemple évacués que depuis ce lundi. « Il faut environ 200 semi-remorques pour tout reprendre. Idem avec les 200 cabanons qui ont nécessité 100 camions ou encore pour les 1.000 toilettes qui ont fait déplacer 60 semi-remorques. »


Des chiffres qui donnent le tournis auxquels nous pouvons ajouter les 35 km de barrière, les dizaines et dizaines de bars et de stands de nourriture ou les énormes scènes sur lesquelles les 240 artistes se sont produits durant les cinq jours du festival. « Pour beaucoup de matériel, nous avons dû aller très vite car d’autres festivals en ont besoin dans la foulée », explique Damien Dufrasnes. « Les camions se sont donc enchaînés sur le site ces deux dernières semaines. »

Quant au nettoyage de l’ensemble du site, il sera également prochainement terminé. Les derniers gobelets, cannettes et autres déchets seront évacués au plus tard ce jeudi. « Pour le nettoyage, ce sont des volontaires qui viennent presque chaque jour. Par groupe de 40 ou 50 personnes, ils se mettent en deux lignes pour avancer : ceux qui ramassent les PMC devant, ceux qui prennent les déchets tout-venant derrière. Ensuite, on stocke tout et des camions-poubelles viennent chercher les containers. »

D’ici la fin de la semaine, les prairies au milieu des éoliennes qui ont été piétinées par près de 230.000 festivaliers pourront donc reprendre leur droit. Selon les conditions climatiques, les fermiers devraient ensuite semer de la nouvelle herbe en septembre ou en octobre, afin que la 31e édition puisse démarrer sur une pelouse bien verte.