Mons

Ils trouvent des pièces de monnaie et des objets parfois insolites. 

Pendant que les camions et les tracteurs se succèdent pour démonter les différents éléments encore restants sur le site du festival, certains en profitent pour aller à la chasse aux trésors. C’est le cas de Michel et son ami Philippe, venus de la région de Péruwelz, qui ont pris pour cible l’espace dédié au camping. « C’est souvent là que l’on trouve le plus de choses », sourit Michel, muni de son détecteur de métaux.

Et lorsque les « bip » s’intensifient, c’est peut-être le signe d’une bonne nouvelle. « En deux jours, j’ai trouvé environ 60 euros de monnaie », assure-t-il. « Et moi, une bonne trentaine d’euros », ajoute son compère Philippe. « Nous avons aussi trouvé plein d’autres choses : des briquets, quelques bijoux, des pièces étrangères, des effriteuses à cannabis et même des emballages de préservatifs : ils sont en aluminium (rires). »

La détection de métaux est une véritable passion pour Michel et Philippe. « Il y en a qui pêchent, nous nous faisons ça », reprend Michel. « On prend l’air, on marche beaucoup et parfois on fait des petites trouvailles qui nous permettent d’aller boire un verre à la fin de la journée (sourire). »

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Ce loisir peut aussi se transformer en véritable aide pour les organisateurs, les propriétaires des terres ou même les festivaliers. « Une jeune fille a posté une annonce car elle a perdu la bague de sa maman. Je vais essayer de la retrouver pour lui rendre. Et puis, nous essayons de dépolluer en même temps. Et puis, s’il y a des pièces de tracteur perdues, des morceaux métalliques ou autres, nous prévenons le propriétaire des terres pour qu’il ne casse pas ses machines et passant par là. »

C’est donc du gagnant-gagnant pour tout le monde. « Les organisateurs sont au courant que nous faisons cela et ça les arrange bien aussi parce que nous retrouvons parfois des objets pour les festivaliers que nous remettons aux objets perdus », ajoute Philippe. « Notre passion est souvent décriée mais nous ne faisons rien de mal. Il ne faut pas nous confondre avec ceux qui vont sur des sites archéologiques pour nuire aux recherches. »

En quelques années, Michel et Philippe ont déjà retrouvé toutes sortes d’objets dont des pièces anciennes qu’ils rapportent dans les musées. Ils sont également tombés sur des vestiges de la guerre. « J’ai déjà retrouvé une dizaine d’obus », assure Philippe. « Et des centaines de balles de fusil datant de la guerre. »

Rassurez-vous, il n’y avait ni obus ni balle de fusil sur le site du Dour Festival.

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