Mons

L'association After Festival Recup a récolté quelque 12 m² de tentes, tapis de sol et sacs de couchage

Ce lundi, les festivaliers qui avaient planté leurs tentes sur le site des éoliennes de Dour ont replié bagage. Si certains ont consciencieusement rassemblé leurs affaires, d’autres ne se sont pas encombrés outre mesure, laissant derrière eux des tentes, des matelas ou encore des sacs de couchage.

Autant de matériel de camping à qui l’association After Festival Recup tentera de donner une seconde vie. Lundi après-midi, les bénévoles sillonnaient le camping pour rassembler tout ce qui pouvait encore servir. « La récupération s’est plutôt bien passée. Nous nous sommes mis au travail lundi vers midi, lorsque les campeurs ont quitté le site. Nous avons rassemblé le matériel et vers 18 heures, nous avons pu le charger », explique Renaud Jean-Louis, initiateur du projet.

© DR

Pour l’occasion, une camionnette et un camion mis à disposition par l’entreprise Intys (en plus d’une équipe de six employés, bénévoles après leurs heures) étaient bien nécessaires. Ce sont en effet quelque 12m³ de matériel qui ont été récoltés. « Il s’agit surtout de tente, de matelas de sol et de sacs de couchage. Ceux-ci vont être lavés et nettoyés avant d’être dispatchés en divers lieux de stockage. »

In fine, ce sont les associations actives auprès des publics démunis, des SDF ou encore des migrants, qui se chargeront de la distribution. « L’an dernier, nous étions présents à Werchter. Cette année, nous collaborons avec Dour, Tomorrowland et Esperanzah, toujours avec toutes les autorisations requises. Venir à Dour n’a pas été difficile car le festival dispose d’une équipe « développement durable », demandeuse que les associations puissent venir récolter le matériel laissé sur place. »

Renaud Jean-Louis insiste cependant : « une partie de ce qui reste sur le site pourra être réutilisé mais nous incitons les festivaliers à repartir avec leur matériel afin d’éviter le gaspillage. Tout ce qui ne pourra pas être repris doit être incinéré. Économiquement et écologiquement parlant, ce n’est donc clairement pas avantageux. » Espérons que le message passe pour les éditions à venir.

© DR