Mons Le chauffard risque six ans de prison pour tentative de meurtre et entrave méchante à la circulation

Des courses-poursuites avec la police, plusieurs rebellions armées, une tentative de meurtre contre un inspecteur de la zone de police des Hauts Pays, un outrage à magistrat et un vol avec effraction, voilà la panoplie de préventions retenues dans le chef d’Emmanuel, un jeune français venu, le 17 octobre 2017, semer le trouble dans diverses localités des Hauts Pays. Détenu et à seulement vingt ans, cet automobiliste sans permis risque six ans de prison.

Le tribunal correctionnel de Mons s’est penché, ce lundi, sur cette matinée folle. Après avoir commis le vol d’une remorque du côté de Saint-Ghislain, Emmanuel qui était au volant d’une Alfa Roméo volée, s’est lancé dans un périple délictueux. La police boraine avait repéré le manège et signalé la présence dudit véhicule. C’est finalement à Quiévrain que sa trace a été retrouvée. Une première course-poursuite s’est engagée, un mardi en pleine heure de pointe dans le centre-ville. Rapidement, des barrages sont installés alors qu’une autre équipe de police repérait la progression du véhicule du côté de Dour.

Au rond-point de l’Épine, un dispositif de police est mis au point. Le chauffard s’est engagé alors que les policiers le sommaient de s’arrêter. Mis en joue, il n’a pas obtempéré. Le policier a fait un tir de sommation mais Emmanuel ne freinait pas.

Au contraire , il s’est dirigé en direction du policier situé sur le rond-point. Il l’a percuté de plein fouet, à tel point que le policier a été projeté au-dessus du capot. Coup de chance, il n’est pas tué mais grièvement blessé. Là encore, Emmanuel a repris la fuite. Il s’est fait coincer dans une rue en cul-de-sac où il a pris la fuite, à pied, dans un champ et avant de tomber dans un étang.

Au tribunal, il n’a pas nié la matérialité des faits. Il dit avoir "pris peur" à la vue des policiers. Il nie cependant l’intention homicide, qui vaut à sa victime une incapacité de travail de plus de quatre mois ainsi que la fin de sa carrière au service intervention. Sans permis de conduire, le malfrat a expliqué qu’il ne voulait pas retourner en prison. "C’est un peu foutu pour lui", rappelle la substitute en arguant l’ensemble des faits et sa délinquance de l’autre côté de la frontière. Jugement dans un mois.