Mons

La commune avait déclenché son plan d’urgence les 22 et 23 mai derniers

Les fortes pluies et averses ont provoqué d’importantes inondations sur le territoire de Mons-Borinage et des Hauts-Pays. Certaines communes ont été plus touchées que d’autres. C’était le cas par exemple du côté de Dour, les terribles épisodes pluvieux du printemps ont même déstabilisé une habitation située à la rue Decrucq. La maison ayant subi d’importantes dégradations doit désormais être démolie durant le mois d’août. La commune de Dour, qui avait déclenché son plan d’urgence communal, a entré un dossier pour faire reconnaître ces intempéries violentes du 22 et 23 mai comme des “calamités publiques”.

Du coup, pour les Dourois touchés, il était important de constituer un dossier bien ficelé afin d’espérer obtenir une indemnisation. Car le Fonds des calamités n’intervient que pour des dommages directs, matériels et certains. Autrement dit, pour qu’il y ait indemnisation, il faut notamment que la cause du dommage soit la calamité elle-même. Si, par exemple, un véhicule a été abîmé alors que l’on tentait de le redémarrer après qu’il ait séjourné dans l’eau, le dommage sera considéré comme indirect car la cause de la panne sera la tentative de remise en route et non la calamité. De plus, le Fonds des calamités n’interviendra pas pour des dommages immatériels tels qu’une perte d’argent ou un manque à gagner.

Enfin, il faut prouver le dommage. Reste qu’avant toute indemnisation, les personnes sinistrées doivent avant-tout s’adresser à leur compagnie d’assurances. Si les épisodes pluvieux du printemps sont reconnus par le gouvernement wallon, des aides complémentaires pourraient être envisagées via ce fonds des calamités. “Vu l’ampleur des dégâts matériels pour la population douroise, nous avons directement introduit un dossier. Nous avons distribué un toute-boite en indiquant que la commune se tenait à la disposition des personnes sinistrées. Nous avons reçu une série de dossiers de sinistres et nous avons monté un dossier, qui a été envoyé. C’est maintenant au gouvernement wallon de se prononcer.”

En cas de reconnaissance, les indemnisations concernent surtout le domaine public mais peuvent aussi intervenir pour des dégâts plus conséquents à des privés via les compagnies d’assurances.