Mons

Suzanne, 73 ans, a été poignardée à 32 reprises dans le dos. Par miracle, elle a survécu

Le tribunal correctionnel de Mons a condamné lundi Sylvie Plasman (50 ans) pour extorsion avec violence à une peine de 15 ans de prison. Originaire de Dour, Sylvie était la femme de ménage d'une dame âgé de 73 ans ainsi que de deux autres dames de la région de Mons. Suzanne, une Montoise, sans histoire, a été frappée une cinquantaine de fois avec un couteau éplucheur. 32 coups lui ont été portés rien que dans le dos. L'auteur de ces coups de couteau n'est autre que Sylvie, sa femme de ménage depuis une dizaine d'années.

La chambre à trois juges de Mons a estimé les faits reprochés établis dans le chef de Sylvie Plasman et ce, malgré ses dénégations. Maintenue en détention depuis octobre 2016, Sylvie a toujours nié avoir empoisonné les éclairs en chocolat au Zolpidem (un puissant somnifère). De même qu'elle a toujours nié avoir infligé une cinquantaine de coups de couteau à celle qu'elle considérait comme "sa mère de coeur".

La septuagénaire lui avait prêté 3000 euros pour qu'elle puisse se retourner. Mais le 4 octobre 2016, Sylvie a eu une autre idée. Plutôt que de rembourser la somme prêtée, elle a débarqué en soirée, à l'improviste, au domicile de Suzanne. Elle avait des éclairs en chocolat et une plante à offrir en guise de remerciements. Sauf qu'il s'agissait d'un leurre. L'éclair en chocolat était empoisonné avec des somnifères, préalablement achetés en pharmacie. Suzanne s'est assoupie mais à son réveil, en semi-conscience, elle a sentie qu'une lame transperçait sa chair, cela ne s'arrêtait pas. Trois heures plus tard, elle sera retrouvée gisant dans son sang sur le palier de son habitation. Des voisins horrifiés l'ont découverte et ont appelé les secours. Par miracle, elle s'en est sortie !

Dans son jugement, le tribunal a relevé les traces de sang et l'ADN de la victime retrouvés sous les sabots de la femme de ménage, le GSM de la victime a aussi été retrouvé dans le sac de Sylvie, l’achat le jour des faits du zolpidem, la répétition des empoisonnements au préjudice de personnes âgées (au moins deux autres ont déposé plainte) et l’argent volé.