Mons

Depuis quelques semaines, il est possible de récupérer des bons d'achats contre les canettes abandonnées

En septembre dernier, 24 communes étaient sélectionnées pour participer à un projet-pilote visant à dissuader l’abandon de déchets dans la nature et à réduire le nombre en encourageant le ramassage des canettes abandonnées. Dour et Frameries sont parties prenantes et testent les deux systèmes mis en place, à savoir la reprise automatisée des canettes à l’aide d’une machine spécifique à Dour, et la reprise manuelle auprès d’un préposé communal à Frameries.

Véritablement opérationnel depuis quelques semaines, le système s’impose lentement dans les esprits. « De notre côté, c’est en place depuis le 6 novembre. Une fois tous les quinze jours, un préposé est disponible pour procéder à la récupération des canettes. Nous avons eu une personne qui est venue en déposer 140 et ce mardi, nous avions un rendez-vous pour en reprendre 200 », explique Didier Draux (PS), bourgmestre faisant fonction à Frameries.

Les personnes inscrites sur www.primeretour.be peuvent ainsi bénéficier de bons d’achat d’une valeur de cinq euros, à faire valoir dans les commerces locaux participants. Ce qui a séduit l’asbl douroise 3D, active dans le développement durable et la sensibilisation au respect de l’environnement. Par deux fois, plusieurs jeunes ont sillonné les rues de l’entité afin de ramasser les déchets.

« En tout, 452 canettes ont été récoltées. Ce qui nous a permis de récupérer quatre bons de cinq euros que l’on a dépensés à la ferme bio de Moranfayt pour acheter des pommes de terre, du beurre et des oignons, offerts à la Boutique du Cœur de Dour », témoigne Emilie Rioda, coordinatrice de projet pour l’asbl 3D. « Nous continuons d’ailleurs à récolter les bons des gens qui vont porter leurs canettes pour offrir les produits à la Boutique du Cœur. »

Aujourd’hui, le projet séduit principalement les ASBL ou les personnes déjà sensibilisées à la cause environnementale. « Nous aimerions évidemment que davantage de citoyens s’y intéressent, d’autan plus que c’est un projet qui valorise aussi les commerces locaux. Notre objectif, c’est que chacun ait l’envie de faire un geste pour la planète », commente Sammy Van Hoorde (DR +), échevin de l’environnement et de la propreté sous l’ancienne mandature.

À Dour, ce sont 15.828 canettes qui ont déjà pu être avalées par l’appareil depuis la mi-octobre. Lorsque l’on sait qu’une canette en aluminium mettra environ 200 ans à se dégrader dans la nature, on ne peut qu’adhérer à l’initiative lancée en concertation avec le secteur de l’emballage et la cellule Be WaPP.