Mons

La préfète a récemment été visée par une enquête diligentée par la ministre de l'éducation.

Une trentaine de parents d'élèves de l'école internationale du SHAPE se sont rassemblés il y a quelques jours pour mettre sur pied un comité. Leur objectif : dénoncer le comportement de la préfète de l'école suite à une réunion organisée le 4 octobre dernier. La préfète avait souhaité faire le point suite à la récente réponse parlementaire de la ministre Marie-Martine Schyns (cdH).

Le moins l’on puisse affirmer est que les parents de ce comité sont mécontents de ses réponses. « Cette réunion a provoqué d’énormes tensions. Des réponses vagues, erronées, voire inexistantes sur les différents sujets ont été relayées à l’assemblée de 90 personnes », nous écrivent ces parents.

Certains éléments évoqués par la préfète ont retenu davantage leur attention. « Les clubs anglais organisés depuis des années n’ont toujours pas débuté après un mois et demi de rentrée. La préfète nie leur suspension et incrimine les services généraux du SHAPE. »

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Les parents pointent aussi la suppression des cours de musique payants dispensés depuis une vingtaine d’années. « Selon elle, ils ont été supprimés à cause d’un problème de locaux mais aussi parce que le professeur incriminé est, selon ses dires, sous le coup d’une enquête de police. Nous trouvons ces propos scandaleux et diffamatoires, ne visant que le discrédit de cette personne. »

"Nous souhaitons retrouver une école sereine"

Le comité de parents regrette également l’impossibilité de communiquer directement avec les enseignants (une note de service signale que la préfète est la seule voie de communication). « Ces différents comportements sont nocifs à l’image de cette école qui était idyllique il y a deux ans. Nous souhaitons retrouver une école sereine, pour le bien-être de tous : parents, enseignants mais surtout enfants. Qu’attend la ministre pour réagir plus fermement, les démarches entamées ne suffisant pas à ramener un climat serein ? »

La ministre de l'éducation Marie-Martine Schyns (cdH) avait tiré le bilan de l’enquête officielle qu’elle avait lancé l’an dernier à l’encontre de la préfète. « L’enquête a mis en évidence des manquements importants dans le chef de la préfète (…). Je prendrai toutes les mesures adéquates et juridiquement adaptées pour préserver à la fois les intérêts et l’image de la Communauté française, le fonctionnement de l’établissement ainsi que le bien-être des membres du personnel et des enfants », avait-elle notamment répondu.

De son côté, l’avocat de la préfète ne souhaite plus répondre à la presse et n'a donc pas désiré donner le point de vue de sa cliente.