Mons

Sur les tracts électoraux, nombreux sont les candidats à y inscrire un numéro de téléphone portable. Mais répondent-ils aux appels des citoyens? Quid de Nicolas Martin, de Georges-Louis Bouchez et d'Elio Di Rupo?

A quelques jours du scrutin, les boites aux lettres à Mons (comme ailleurs) sont littéralement inondées de tracts électoraux, de programmes, de flyers, de cartes des candidats. Il y en a de tous les formats et de toutes les couleurs. Certains arrivent à se distinguer par l’originalité du tract mais aussi par leur accessibilité. En effet, beaucoup y mettent un numéro de téléphone portable où le candidat peut être contacté directement. Mais est-ce le cas ? Nous avons fait le test en masquant notre numéro de téléphone. Aussi étonnant que cela puisse paraître, soit le candidat himself a directement répondu soit il a recontacté le numéro laissé après quelques minutes.

Nicolas Martin, candidat bourgmestre PS, n'a pas répondu directement mais bien son assistante bénévole qui a transféré le message : “Ça n’arrête pas”

“Je traite tous les e-mails moi-même parfois avec l’aide de certains collaborateurs pour faire des recherches complémentaires. En ce qui concerne, les appels téléphoniques, c’est une collaboratrice-bénévole qui prend le contact. Étant souvent en réunion, la personne qui est là répond. C’est un numéro téléphone privé, c’est soit elle ou moi. Tous les jours, on fait le point avec l’ensemble des demandes qu’elle a dû traiter et elle me fait la liste des personnes que je dois recontacter. Je reçois 1000 mails par semaine en tant normal et en période électorale, il y a tous les appels. C’est une charge de travail très lourde, je réponds par mail la plupart du temps en pleine nuit ! Les questions traditionnelles adressées à l’échevin diminuent mais par contre on a beaucoup plus de sollicitations sur le programme, les emplois, les logements disponibles. Quand je fais mon porte-à-porte, des gens sortent mes cartes depuis 2006 et s’aperçoivent que mon numéro est toujours le même. C’est amusant !”

Georges-Louis Bouchez, candidat bourgmestre Mons en Mieux, a répondu au premier appel : “Ils ne s’y attendent pas”

“Il faut jouer le jeu. S’il faut donner un numéro qui disparaît après les élections, ça n’a pas de sens. Je souhaitais qu’il y ait un contact direct, pareil avec les mails. Parfois la réponse prend un peu plus de délai, c’est vrai. Je reçois beaucoup d’appels, c’est le meilleur test par rapport aux passages des tracts dans les boîtes aux lettres. Objectivement, je n’ai pas eu de personne pour me dire des choses désagréables. Il y a des questions sur le programme et pour me soutenir. Une fois, une personne était en panne et j’ai essayé de l’aider mais je me suis demandé si ce n’était pas une blague. Quand des gens appellent, il y a vraiment l’idée de se dire, ils ont reçu le programme, ils ont lu et en plus ils ont un intérêt et posent des questions. Ce qui est drôle, c’est que les gens ne s’attendent pas à tomber sur moi. Et me demandent si je ne suis pas un collaborateur ou quelque chose comme ça.”

Elio Di Rupo, candidat PS, bourgmestre sortant, n'a pas directement répondu mais bien l'un de ses assistants. Elio Di Rupo a rappelé dix minutes après : “Le contact est important”

“C’est un outil très important, ça me permet d’avoir un contact direct, aussi bien les avis que les doléances des concitoyens sans passer par la couche administrative. Je peux résoudre une série de problèmes vu que j’en ai directement la connaissance par moi-même. Les gens ont besoin de cela, c’est le contact direct aussi avec le bourgmestre. On fait le suivi de tous les appels. Nous avons deux personnes à temps-plein pour faire ce travail de première ligne et je reprends contact soit par téléphone soit par e-mail. Il faut juste comprendre que quelqu’un comme moi et d’autres, nous ne savons pas être derrière le téléphone en tout temps.”