Mons

Sur les tracts électoraux, nombreux sont les candidats à y inscrire un numéro de téléphone portable. Mais répondent-ils aux appels des citoyens? Quid de Charlotte De Jaer, de Savine Moucheron et de Richard Miller ?

A quelques jours du scrutin, les boites aux lettres à Mons (comme ailleurs) sont littéralement inondées de tracts électoraux, de programmes, de flyers, de cartes des candidats. Il y en a de tous les formats et de toutes les couleurs. Certains arrivent à se distinguer par l’originalité du tract mais aussi par leur accessibilité. En effet, beaucoup y mettent un numéro de téléphone portable où le candidat peut être contacté directement. Mais est-ce le cas ? Nous avons fait le test en masquant notre numéro de téléphone. Aussi étonnant que cela puisse paraître, soit le candidat himself a directement répondu soit il a recontacté le numéro laissé après quelques minutes.

Charlotte De Jaer, candidate bourgmestre Ecolo, a répondu à notre second appel : “À l’écoute depuis 2009”

“Je n’ai pas un numéro spécial pour la campagne, c’est mon numéro privé. En 2009, j’étais candidate inexpérimentée et depuis mon numéro de GSM, on le retrouve sur nos tracts, mais aussi sur notre site Internet. Il sera toujours bon après le 14 octobre. Il ne s’agit pas d’être à l’écoute uniquement pendant la campagne mais bien pendant au moins six années. C’est important de diversifier les contacts, chaque citoyen peut être à l’aise ou non avec différents types de communication mais chacun peut entrer en contact avec notre équipe. Des gens passent aussi à la maison parfois. C’est généralement positif même si j’ai reçu un ou deux messages un peu salace auxquels je n’ai pas répondu.”

Savine Moucheron, candidate bourgmestre Agora-cdH, a décroché au premier appel: “Ça fait partie du job”

“Les gens ont plutôt tendance à me contacter par mail sur le programme et les élections et me contactent par téléphone pour me soutenir. J’ai toujours communiqué mon numéro de portable et je n’ai jamais été harcelée. Beaucoup utilisent les SMS. Les gens sont globalement respectueux. Ils ont des questions sur la campagne, les tracts,… Évidemment, je réponds sauf en ce qui concerne mon échevinat et là, je transfère à mon cabinet. Je gère tout personnellement, y compris mes réseaux sociaux. Au moins, les gens savent où me trouver. Et je pense que cela fait partie de nos fonctions d’élus ou de candidats.”

Richard Miller, candidat Mons en Mieux et député fédéral, a décroché après une sonnerie : “Aventure humaine”

“C’est un beau vecteur de campagne. Il y a principalement des personnes âgées, les jeunes sont plus sur les réseaux sociaux. Ils appellent pour des problèmes et des idées précises, ce sont des échanges assez agréables. C’est intéressant parce qu’en plus, la personne s’excuse de déranger. Je n’ai pas reçu un seul appel négatif, pas comme sur les réseaux sociaux. Je suis heureux d’avoir mis mon téléphone direct, je ressens la confiance des gens. Ca fait partie de l’aventure humaine électorale, ce qui est très agréable.”