Mons En compagnie de Bernard Paget, le bourgmestre de Mons est parti à la rencontre de la section apicole du Parc naturel des Hauts-Pays.

Depuis plusieurs mois, Elio Di Rupo (PS) parcourt régulièrement la région de Mons-Borinage pour aller à la rencontre des travailleurs de différents secteurs. Mais souvent d’une manière insolite. Après s’être par exemple testé à la profession de facteur en distribuant lui-même le courrier, le bourgmestre de Mons s’est cette fois vêtu d’une tenue de circonstance pour se rendre à la section apicole du Parc naturel des Hauts-Pays.

Accompagné de Bernard Paget (PS), bourgmestre de Honnelles qui est également président du Parc naturel, Elio Di Rupo a pu constater les problèmes qui règnent actuellement dans le domaine apicole. « Ces dernières années, les abeilles disparaissent petit à petit », explique Bernad Paget. « Avec M. Di Rupo, nous avons donc par exemple abordé la problématique des produits phytosanitaires (pesticides) qui sont soi-disant règlementés. Or, es produits restent très dangereux pour les essaims d’abeille. »

Le bourgmestre honnellois en a profité pour présenter les démarches réalisées par sa commune en matière de sauvegarde des abeilles. « Nous sommes impliqués dans le plan Maya (NdlR : appel à projet de la Wallonie) depuis plusieurs années. Nous avons pris l’engagement d’installer des plantes mellifères où on le pouvait, de replanter des arbres fruitiers, de remettre des haies à certains endroits. L’année passée, nous avons d’ailleurs été récompensés avec notre 3e abeille (système de cotation). »

La section apicole du Parc naturel des Hauts-Pays donne également des cours aux citoyens qui le désirent. « En ayant pris connaissance des projets et en ayant suivi une formation là-bas, l’idée est que les gens puissent repartir chez eux avec une ruche et un essaim », poursuit Bernad Paget. « Ils peuvent ainsi polliniser chez eux, fabriquer du miel et participer à la sauvegarde des abeilles. »

C’est dans ce cadre que l’ancien Premier Ministre a revêtu une combinaison d’apiculteur. « Pour rentrer dans la ruche, il fallait mettre une combinaison avec un filet sur la tête », sourit Bernard Paget qui a pu admirer le président du PS à l’œuvre.