Mons

L'actuel premier échevin dépose ce lundi soir sa candidature pour être tête de liste socialiste

La décision d’Elio Di Rupo de ne pas tirer la liste socialiste montoise lors des élections communales d’octobre prochain laisse évidemment le champ libre à Nicolas Martin, actuel premier échevin. Patient, ce dernier n’avait jamais vraiment caché ses intentions d’un jour enfiler l’écharpe mayorale.

L’occasion lui sera peut-être donnée dans quelques mois. Mais le Montois sait que rien n’est encore joué. « Je dois tout d’abord décrocher la confiance des militants qui voteront le 24 mars prochain. Cette étape est déterminante, c’est elle seule qui me donnera ou non la légitimité nécessaire pour être tête de liste », annonce-t-il. « J’espère bien sûr compter sur un large soutien mais il n’y aurait rien de pire dans mon esprit que de penser que tout est déjà fait. »

À 41 ans, Nicolas Martin peut déjà se targuer d’une longue expérience politique et notamment d’un an et demi de poste en tant que bourgmestre faisant fonction. « Cette expérience est un plus. Car au-delà de la nécessité de rassembler autour d’un projet, le bourgmestre doit aussi faire face à des situations de crise, être capable de sang-froid. J’ai expérimenté cette facette de la fonction, avec notamment une alerte à la bombe en plein marché de Noël, un contexte terroriste durant la Ducasse,… »

Longtemps considéré comme le poulain d’Elio Di Rupo, Nicolas Martin a une vision précise de la politique à mener demain. « Comme je l’ai fait durant 13 ans au sein d’Ambroise Paré, je rechercherai l’efficacité des services publics. C’est crucial afin de répondre le plus rapidement aux besoins et attentes de la population, malgré des moyens qui ne sont illimités. Il est également clair que je me consacrerai totalement à la ville de Mons si l’occasion m’en est donnée. Je ne serai donc plus candidat à une élection législative. »

En attendant, l’échevin montois se dit prêt à se lancer dans la bataille. « Le climat politique montois n’est pas simple compte tenu de l’attitude de certains adversaires politiques qui salissent l’image de la ville, qui cassent les projets mis en place. Les discours de bac à sable ne m’intéressent pas. J’estime que le plus important, c’est d’être sur le terrain, à l’écoute des citoyens, pour porter des projets concrets. »