Mons

Matthieu et Baptise participent à Barcelona Express et récolteront des fonds pour lutter contre la déforestation

Matthieu Davies et Baptise Campion auront six jours pour parcourir, en cinq étapes, pas moins de 1500 kilomètres… En stop. Au départ de Bruxelles, ces deux jeunes originaires de Thulin et de Pommeroeul tenteront de convaincre des automobilistes de les avancer dans leur périple vers Barcelone.

Quelque 300 équipes sont en compétition. C'est dire s'il faudra s'imposer pour tenter de passer en premier la ligne d'arrivée de cette nouvelle édition de Barcelona Express. « C'est une course folle, un principe un peu dingue, il faut vaincre son appréhension de faire de l’auto-stop, d'arrêter des véhicules… Il va clairement falloir vaincre sa timidité », explique le duo.

Malgré quelques appréhensions liées à l'inconnu, Matthieu Davies et Baptise Campion sont plus motivés que jamais. Il est vrai qu'en dehors de l'aventure humaine exceptionnelle que représente ce voyage hors-norme et de la récompense très convoitée (le prix ultime étant un ticket permettant à l'équipe victorieuse de parcourir le monde, ndlr), l'enjeu est aussi écologique.

L'organisation de Barcelona Express soutient en effet l'association ITF en lui reversant l'ensemble des profits et en l'aidant ainsi à replanter des arbres. « Ils espèrent replanter 22 millions d'arbres au Kenya afin de lutter contre la déforestation. Grâce à l'édition précédente, ce sont 122.000 arbres qui ont pu être plantés. Ils espèrent faire mieux cette année. Le fait de lier une activité humaine et sportive à une association est une bonne chose car la récolte de fonds s'avère être plus facile. »

Pour preuve, les deux jeunes ont pu compter sur le soutien du Rotary Club Dour-Quiévrain-Hauts-Pays. Ce dernier a pris en charge l'inscription (250 euros) et a notamment confectionné des polos au nom de l'équipe, baptisée « Esperluette ». « Notre objectif, c'est d'aider des jeunes qui portent un beau projet. Le fait qu'il y ait une mission humanitaire et solidaire derrière cadre avec un projet que nous portons nous-même au niveau international », souligne Gil Depreter, président.

À savoir l'application d'un principe simple : « un rotarien = un arbre. » « La nature souffre et il était important de s'investir, de faire quelque chose pour l'aider. Nous soutenons divers projets et nous en menons nous-mêmes dans la région de Dour notamment. Grâce à Barcelona Express, deux arbres sont déjà assurés d'être plantés en terre africaine. » C'est la première fois que le Rotary soutient l'événement mais ce ne sera peut-être pas la dernière fois.