Mons

Pour l’heure, la deuxième vague se prépare

En septembre 2014, les premiers occupants investissaient la maternité commerciale de Frameries, la première de Wallonie. Depuis, certains en sont sortis, ont concrétisé ou non leur projet, tandis que de nouveaux candidats s’apprêtent à faire leur entrée. Plusieurs dossiers sont en effet à l’étude et pourraient dès lors obtenir le feu vert.

"Nous avons vécu une première vague de sortie et en avons donc profité pour tirer un premier bilan. Nous avions notamment vérifié auprès des différentes agences immobilières du coin quel était le prix moyen d’un loyer. Nous avons constaté une légère diminution de celui-ci, ce qui nous a permis de revoir également à la baisse le nôtre", précise Florence Van Hout (MR), échevine en charge du commerce.

Pour l’heure, la deuxième vague se prépare. "Un artisan chocolatier est présent depuis décembre dernier mais il n’a pas encore ouvert son point de vente. D’autres dossiers sont en cours de traitement. Ce qui ne signifie pas pour autant que tous seront acceptés ! Il faut toujours remplir certaines conditions, et notamment celle de ne pas proposer une activité qui existe déjà afin d’éviter la concurrence. Notre objectif reste d’étoffer notre tissu économique local."

Les critères sont donc toujours très stricts. "Il faut notamment que le candidat soit en mesure de présenter un plan financier sur deux ans. Cela peut être décourageant mais cela nous permet d’avoir face à nous des commerçants sérieux. Le contexte économique reste difficile et se lancer en maternité commerciale n’est pas forcément synonyme de réussite. Surtout qu’il reste des éléments sur lesquels nous n’avons pas de prise."

Jusqu’ici, deux candidats sont parvenus à tirer leur épingle du jeu en s’installant soit du côté privé de l’Épicentre, soit à proximité immédiate de la maternité. D’autres ont eu moins de chance et ont dû soit renoncer à un point de vente physique, soit carrément abandonner leur projet. "Nous ne pouvons pas garantir le succès. Mais la maternité commerciale reste un très beau projet dont nous sommes fiers. Dans un contexte économique particulier, c’est quelque chose de nécessaire."