Mons

Le centre hospitaliers a acquis deux machines de pointe pour traiter les patients

Dans notre région, le cancer reste l’une des maladies les plus fréquentes et les plus mortelles. Proposer un traitement efficace aux patients est donc un enjeu de taille, primordial. Le centre hospitalier EpiCURA l’a bien compris et a, dans ce cadre, inauguré ce jeudi ses deux nouveaux accélérateurs linéaires, installés au sein du service de radiothérapie du site de Baudour.

L’acquisition de ces machines de très haute technologie permet au centre Pierre et Marie Curie de se positionner comme une référence en la matière dans la région mais surtout, doit permettre une meilleure prise en charge du patient. Les cellules cancéreuses au sein d’une tumeur ou d’une région anatomique sont en effet tuées grâce aux rayons X de très hautes énergies, résultant de l’accélération d’électrons.

En d’autres termes, le traitement consiste à envoyer une dose suffisante, de façon ciblée et extrêmement précise, ces rayons X pour combattre la tumeur tout en épargnant les organes voisins. « Ces machines ont en réalité intégré les locaux fin 2017 et début 2018 mais il a fallu un peu de temps pour les rendre tout à fait opérationnelles », souligne François Burhin, directeur général d’EpiCURA. « Aujourd’hui, les traitements sont plus précis, plus efficaces, plus rapides et plus confortables pour les patients. » Ceux-ci devaient jusqu'ici rejoindre Bruxelles, Mouscron ou La Louvière pour bénéficier de ces méthodes innovantes.

Il ne suffit que de quelques séances (d’une à cinq contre une trentaine en cas de radiothérapie classique) d’une dizaine de minutes au maximum pour que les effets sur les cellules cancéreuses et tumeurs soient visibles, et ce même si la tumeur est mobile, comme c’est le cas dans le poumon, par exemple. En plus d’améliorer les chances de guérison, ces traitements par radiochirurgie et stérérotaxie diminuent le risque d’effets secondaires et permettent de ré-irradier en cas de récidive puisque les organes de voisinage n’ont pas été exposés aux rayons.

« Le service de radiothérapie existe depuis une quarantaine d’années, nous avons de l’expertise dans ce domaine et n’avons pas cessé d’investir ces dernières années pour proposer une technologie de pointe. Mais ces nouvelles machines sont aujourd’hui d’une aide précieuse dans l’accompagnement, dans la dignité, des patients qui combattent la maladie », a de son côté ajouté Alain Juvenois, directeur médical. Quelque sept millions d’euros ont été déboursés pour ces deux bijoux de technologie. En soutien aux patients, un lâcher de ballons a également été organisé ce jeudi.