Mons Aucun repreneur fiable ne s’est manifesté

En ce début d’année, une entreprise de la région du Centre avait du souci à se faire. Vandreplanck, spécialisée dans la fabrication de portes coupe-feu, anti-explosion et anti-intrusion, avait du mal à joindre les deux bouts.

Pour marquer leur mécontentement, les travailleurs avaient décidé de partir en grève pour que la direction trouve une solution. Durant la procédure de réorganisation judiciaire, l’objectif était de trouver un repreneur fiable pour assurer l’avenir de l’entreprise. Deux repreneurs potentiels avaient montré leur intérêt pour l’entreprise.

Malheureusement , l’espoir a été de courte durée pour la cinquantaine de travailleurs. Les repreneurs ont fait machine arrière, scellant ainsi l’avenir de l’entreprise. "La faillite a été prononcée le 31 mars", confirme Didier Scailquin de la FGTB. "Tous les travailleurs ont reçu leur C4 ainsi que leur préavis."

Une autre question se pose. Détentrice de trois brevets, qu’adviendra-t-il de ces derniers ? Là encore, rien n’est moins sûr. "Rien n’a été fait. Tout est entre les mains du curateur." Ce point faisait pourtant peur aux ouvriers qui ne voulaient pas voir les brevets s’échapper dans la nature.

Mais aujourd’hui, et malgré plusieurs tentatives pour trouver un repreneur, la situation est désormais irrévocable. Les travailleurs ont dû quitter l’usine définitivement. Voilà encore une déconvenue dont la région du Centre aurait bien voulu se passer.

Sa. Pa