Mons De nombreux agents de Ghlin envisageraient une nouvelle carrière

Il reste un an pour les agents de la protection civile de Ghlin pour statuer sur leur sort. À partir du 1er janvier, la réforme du ministre de l’Intérieur, Jan Jambon, prendra ses effets. Elle conduira notamment à la fermeture de la caserne de Ghlin, malgré une levée de boucliers dans la région.

Reste à savoir que deviendront les quelque 120 agents qui officiaient à Ghlin. La volonté du ministre est de centraliser les effectifs dans les postes avancés de Crisnée pour la Wallonie et de Brasschaat pour la Flandre. Pas sûr que les agents de Ghlin vont suivre. Ce qui pourrait entraîner un manque de personnel pour les services de la protection civile.

"Les choses ne sont toujours pas claires", déplore Joëlle Brouillard, commandante de la caserne de Ghlin. "Certains se retiennent de pleurer tellement la situation est difficile. Ils ne savent pas où ils en sont. Il y a des opportunités qui viennent de zones de secours, mais ça va jusqu’au Luxembourg. Nous avons aussi reçu une proposition de formation du Forem pour devenir chauffeur poids-lourd. Il y a des offres pour la centrale du 1733 qui a des bureaux à Mons, ce qui en intéresse beaucoup. Le problème, c’est que toutes ces propositions n’arrivent pas en même temps. Ce n’est pas coordonné et nos agents sont perdus."

Quant à poursuivre l’aventure de la protection civile à Crisnée ou Brasschaat… "Ce n’est pas la porte à côté", poursuit Joëlle Brouillard. "Le ministre Jan Jambon avait promis une augmentation de salaire de l’ordre de 30 %. Mais ça passe surtout dans des primes. Et concrètement, cette augmentation servira à payer les déplacements pour aller travailler."

L’option Crisnée ou Brasschaat ne semble pas privilégiée par bon nombre d’agents de Ghlin. Ce n’est d’ailleurs pas la seule caserne à fermer ses portes. Pour Joëlle Brouillard, il y a un risque de pénurie. "La protection civile pourrait manquer de personnel. C’est déjà le cas en Flandre. Et vous imaginez bien que se rendre à Brasschaat n’emballe pas les agents qui devront se taper le ring de Bruxelles puis celui d’Anvers", conclut la commandante.

G.La