Mons En deux ans, la borne de Saint-Ghislain, la plus utilisée, ne l’a été que 39 fois

En 2016, plusieurs communes des régions de Mons et du Centre décidaient de collaborer avec ORES, opérateur des réseaux gaz et électricité, afin de permettre l’installation de bornes de recharge pour véhicules électriques accessibles au grand public sur leur territoire. Jurbise était la quatrième commune, après Waterloo, Nivelles et Gosselies, à passer le cap.

Dans la foulée, en mai et en juillet, Frameries et Saint-Ghislain inauguraient les leurs, non sans fierté tant les avantages de la mobilité électrique sont nombreux. Un peu plus tard, en septembre 2016, Soignies s’ajoutait à la liste. Malgré cet engouement des administrations, deux ans plus tard, force est de constater que ces bornes sont sous-utilisées.

De juillet 2016 à février dernier à Saint-Ghislain, seules 39 recharges ont été enregistrées. À Frameries et à Soignies, ces chiffres descendent respectivement à 30 et à 20. À Jurbise, pourtant l’une des premières communes à avoir franchi le pas de l’incitation électrique, seuls 12 rechargements ont été comptabilisés.

"Ces chiffres ne sont pas élevés mais il faut garder à l’esprit que nous ne sommes qu’au début de la mobilité alternative", insiste Annabel Vanbéver, responsable de la communication interne pour ORES. "De notre côté, nous estimons avoir fait le nécessaire pour que les bornes soient connues et visibles, via des inaugurations officielles, un référencement sur notre site Internet ou encore sur l’application Chargemap, utilisée par tous les propriétaires de véhicules électriques."

Et pourtant , les chiffres sont peu encourageants. "Outre le fait que nous ne sommes qu’au début de ce type de mobilité, il faut être conscient que la plupart des usagers rechargent leur véhicule à domicile ou éventuellement sur leur lieu de travail. Les rechargements en domaine public ne représentent que 5 à 10 % de ceux-ci."

Le gestionnaire de réseau reste donc confiant. "Oui, c’est peu. Mais nous ne sommes nullement inquiets. Ces chiffres sont représentatifs des besoins du client, nous ne nous attendons donc pas à les faire exploser." Les bornes ayant déjà été placées stratégiquement (lieux fréquentés, proches de grands axes), aucune remise en question sur ce point n’est à l’ordre du jour. Reste donc, apparemment, à attendre que le Belge se laisse séduire par le concept.