Mons

Un an après leur descente, les Borains peuvent fêter le retour en D1 parmi l'élite

Il n’aura donc fallu attendre que douze mois pour que la déception fasse place à la joie et que le Rugby Club de Frameries retrouve la place qui est la sienne au sein de l’élite nationale.

Grâce à sa victoire face au Coq Mosan dimanche (16-13), le pari fou a été réussi.

"Le travail a payé, confirme l’entraîneur Raphael Bonicel. À côté de cela, le gros point positif est qu’un groupe est né, sur les cendres de l’an passé. Ce groupe a été rajeuni et ce n’était pas gagné d’avance, mais rien ne l’est jamais. C’était d’ailleurs mon projet de faire progresser les jeunes. Dimanche, le quatre arrière avait 18 ans."

Au cours de cette finale, les Framerisois sont passés par tous les sentiments.

"C’était avant tout un très bon match de rugby et c’est rarement le cas dans les finales parce que seul le résultat compte dans ces cas-là. On avait tous les deux la même philosophie : pour gagner, il faut jouer parce qu’on ne sait faire que ça. Lorsque le Coq a inscrit son essai sur le tard, j’étais très énervé mais quand j’ai vu l’attitude de mes joueurs sur le renvoi, j’étais sûr qu’on allait être champion."

Et la grosse satisfaction, c’est que la phase qui amène l’essai décisif avait été travaillée.

"On s’était dit que cette situation pouvait arriver et on bossait dessus depuis deux mois. Ça fait d’autant plus plaisir de s’imposer de cette façon."

Le mot qui revient le plus souvent à Frameries, c’est la famille.

" Il y a la famille proche, les gens qu’on voit deux ou trois fois par semaine mais il y a tous les autres. Je ne sais pas combien il y avait de personnes ce dimanche mais beaucoup de gens sont venus pour aider. J’avais dans l’idée que les Belges n’avaient pas le rugby dans leur ADN mais pour certains, je me suis trompé. Les joueurs belges sont très faciles à coacher parce qu’ils sont toujours à l’écoute et respectueux."