Mons

Le conseiller communal n'en peut plus et veut y mettre fin

Double peine pour Fabian Urbain, conseiller communal à Frameries. Déjà victime d’un car-jacking en juillet 2016, ce dernier doit depuis faire face à d’incessantes rumeurs de pédophilie. Fatigué et en colère, l’élu humaniste souhaite les faire taire une bonne fois pour toutes afin de pouvoir tourner la page.

Il y a pratiquement deux ans, Fabian Urbain tombait dans le piège tendu par trois jeunes de l’entité, dont certains déjà connus des services de police. Passé à tabac, le conseiller s’en était sorti avec de nombreux hématomes et l’arcade sourcilière ouverte. Son véhicule, une Golf cabriolée, avait quant à elle était volée et retrouvée en piteux état le lendemain matin à Ostende.

« Peu de temps après mon agression, j’ai entendu des rumeurs qui affirmaient que mon agression n’était pas due au hasard, que c’était parce que j’avais eu des relations sexuelles avec un jeune de 15 ans », explique-t-il. « C’est évidemment totalement faux ! Je pense qu’il s’agit d’un horrible amalgame avec mon homosexualité, qui ne regarde d’ailleurs que moi. »

Professeur dans une école secondaire depuis plus de 20 ans, Fabien Urbain peine à mettre derrière lui ces faits difficiles. « Je n’ai jamais eu le moindre problème avec des jeunes, mes élèves ou leurs parents. Je pense que ces rumeurs ont été lancées par des proches de mes agresseurs mais je n’en ai aucune certitude et ne peux donc pas envisager de démarches plus officielles. Aujourd’hui, je veux démentir publiquement et officiellement tous ces on-dit.»

Car l’Humaniste est régulièrement interpellé. « Peu de temps après mon agression j’avais déjà entendu dire certaines choses à mon propos. C’est désormais devenu récurrent, ça commence vraiment à bien faire. Hier, j’ai même été questionné par quelqu’un que je ne connais absolument pas ! Comment pourrais-je tourner la page ? Je suis victime deux fois dans cette affaire. »

Pour rappel, les trois agresseurs, âgés d’une vingtaine d’années, avaient pu être identifiés et interpellés par la police. Ils avaient été présentés à la justice et avaient écopé d'une peine de travail ou à une peine de prison avec sursis partiel.