Mons

L'auteur de projet sera prochainement désigné

Dans les cartons depuis 2008, le projet de réaménagement du terrain du football du RSB Frameries avance enfin de façon plus concrète. Lors de sa dernière séance, le conseil communal a en effet approuvé le lancement de marché pour la désignation d’un auteur de projet. Les infrastructures attenantes au club seront donc démolies et reconstruites tandis qu’un terrain de football synthétique sera construit.

« 210.000 euros de frais d’honoraire sont prévus pour mettre sur pied ce projet. Cette somme avait déjà été inscrite au budget 2017 mais n’avait pu être activée. Nous relançons donc les procédures pour aboutir », précise Arnaud Malou (PS), échevin des sports. « Le site, actuellement composé de deux parties, est vétuste. Il est temps d’investir pour les sportifs qui fréquentent le club. »

Le projet est ambitieux puisqu’il prévient la construction d’un bâtiment entre les deux terrains de foot, de nouveaux vestiaires en sous-sol, une salle pour les arbitres et un local de rangement tandis qu’une tribune et une cafeteria panoramique devraient être construites sur la partie haute du site. Un parking serait également aménagé.

Plus de deux millions d’euros seront cependant nécessaires pour ne pas être contraints de revoir ces exigences à la baisse. « Les montants sont importants et nous ne travaillons pas sur fonds propres. Nous allons à la pêche aux subsides et espérons pouvoir en décrocher auprès de la Région wallonne. Le projet devra probablement être phasé, il est difficile de se prononcer sur les délais aujourd’hui. Il faudra probablement compter deux ou trois ans avant que le projet ne voit le jour. »

D’autant plus qu’une vigilance particulière devra être apportée à la construction du terrain synthétique, compte tenu des révélations selon lesquelles les revêtements contiendraient des substances toxiques et potentiellement cancérigènes. « Nous sommes évidemment attentifs à la santé de nos joueurs, nous ne prendrons donc aucun risque quant aux matières à utiliser », insiste encore l’échevin.