Mons

Le coeur n'était pas à la fête à l'issue du match ce mardi soir

Mardi soir, ce sont des milliers de personnes qui s’étaient rassemblées sur la Grand-Place de Mons pour assister à la rencontre France-Belgique. Pour assurer le bon déroulement du match et ne pas revivre les débordements qui avaient éclaté vendredi dernier après Brésil-Belgique, la zone de police Mons-Quévy avait pris davantage de mesures particulières.

Force est de constater que les Belges n’avaient pas le cœur à la fête à l’issue de la rencontre. « Les mesures semblent avoir été efficaces mais elles n’ont pas été mesurées à la hauteur d’une situation comme celle que nous avons connu vendredi. Les circonstances étaient différentes », précise Marc Garin, le chef de corps de la zone.

« D’une part, il y avait finalement très peu de Français sur la place de Mons. D’autre part, il faisait plus frais, il pleuvait légèrement, nous étions en pleine semaine et les Diables Rouges ne sont pas parvenus à s’imposer. Tous ces éléments ont fait que les supporters ne sont pas particulièrement éternisés en centre-ville. »

La ferveur du match est rapidement redescendue. « Même le Marché aux Herbes s’est vidé plus rapidement que prévu. Vers 1 heure du matin, beaucoup d’établissements avaient fermés alors qu’ils étaient autorisés à ouvrir jusqu’à 1h30. » Le bilan policier est donc positif pour la zone qui devra toutefois encore analyser les risques et prévoir le dispositif pour la petite finale qui se tiendra ce samedi.

« Le dispositif d’accès à la Grand-Place devrait être maintenu parce que de nombreuses personnes sont concentrées en un seul endroit. L’accès sécurisé au Marché ne sera selon moi pas maintenu parce que le match a lieu plus tôt dans la journée. Nous pourrions par contre envisager de réitérer cette expérience dans le cadre d’autres festivités importantes. »

Et le chef de zone d’ajouter : « Il permet globalement de garantir la sécurité à cet endroit et il me parait plus performant que le système actuel, où chaque établissement doit assurer la sécurité via un service de gardiennage. C’est à réfléchir et à laisser mûrir mais ceux deux dispositifs pourraient être l’une des solutions aux événements du genre. »

Notons enfin que la zone de police boraine n'a enregistré aucune arrestation. La zone de police des Hauts-Pays non plus.