Mons

Sur le Marché aux Herbes, on estime qu'elles sont "malheureusement nécessaires"

D'ici quelques heures, la Grand-Place de Mons et les cafés du centre-ville, y compris du Marché aux Herbes, seront noirs (jaune-rouge) de monde. Demi-finale oblige, les supporters seront massivement rassemblés pour soutenir les Diables Rouges dans leur épopée russe et leur ascension vers la grande finale.

Mais pour les commerçants du centre-ville montois, cette soirée s'annonce particulière. Suite aux débordements qui avaient éclaté après la retransmission du match opposant la Belgique au Brésil, des mesures de sécurité supplémentaires sont en vigueur. Outre l'interdiction pour les établissements de faire usage de contenants en verre ou de canettes, ceux-ci devront fermer leurs portes à 1h30 du matin.

Des contrôles d'accès au Marché aux Herbes via les rues de la Clef et de la Coupe par un service de sécurité sont également prévus. Des mesures assez drastiques qui sont toutefois assez bien acceptées par les commerçants de ce même Marché. « À priori, ces mesures sont positives puisqu'elles doivent permettre davantage de sécurité. Mais il est vrai aussi que nous sommes contraints de fermer plus tôt et que c'est un manque à gagner », annonce-t-on du côté du Baromètre.

Même son de cloche du côté du Quartier Latin. « Ces mesures sont nécessaires compte tenu de ce qu'il s'est passé vendredi. Le système de contrôle individuel en fin de match pourrait toutefois nous pénaliser, certains clients pourraient être découragés. Mais s'il faut en arriver là, nous ne pouvons qu'accepter la situation. »

Un constat encore partagé par Esteban Josset, le tenancier du Tambour Major depuis un an. « Ces mesures de sécurité semblent nécessaires puisque certaines personnes ne sont apparemment pas capables de profiter de l'instant. C'est un manque à gagner pour nous, nous sommes pénalisés pour les actes de quelques-uns », regrette-t-il avant de relativiser. « C'est dommage d'en arriver là, de devoir prendre pareilles mesures. Mais je suis déjà content de pouvoir ouvrir et je préfère perdre quelques heures que de voir des gens blessés devant mon établissement. »

Aujourd'hui, tous espèrent qu'aucun débordement ne viendra gâcher la fête. Car finalement, le moment est historique, peu importe le résultat de ce soir.