Mons Vincent Coulon veut notamment créer une immobilière quiévrainoise

Sa liste LSD (Liberté Solidarité Démocratie) pourrait bien être l’invitée surprise des prochaines élections communales à Quiévrain. Vincent Coulon, novice en politique, a en tout cas des idées bien tranchées en ce qui concerne la gestion communale. Mais son objectif principal sera financier : faire sortir la commune de la tutelle imposée par le Centre régional d’aide aux communes (CRAC).

Vincent, qu’est-ce qui vous a donné envie de vous lancer en politique ?

"Ça s’est déclenché durant la campagne électorale de 2012. C’était la première campagne axée sur les réseaux sociaux et Internet. Elle avait été assez virulente. Je suis rentré dans le jeu en tant que citoyen en répondant sur les réseaux sociaux. Et j’y ai pris goût. De fil en aiguille, je m’y suis mis et j’ai lancé mon propre mouvement."

Pourquoi avoir lancé une nouvelle liste ?

"Je me sentais plus socialiste que les socialistes, plus libéral que les libéraux et plus écolo que les Ecolos. Donc je voulais créer ma propre liste. Et puis, avec une telle liste, nous pouvons être libres comme le vent et non pas être tenus à des obligations de parti, comme les autres."

Que reprochez-vous à l’actuelle majorité ?

"Le manque de projet à long terme. La bourgmestre Véronique Damée et son équipe ont fait tout ce qu’ils pouvaient avec leurs moyens mais il n’y a pas de grand projet d’avenir. Le futur de Quiévrain, ce n’est pas le carnaval à Rio. Il est vrai que le côté festif a fait du bien à tout le monde - nous serons d’ailleurs dans une vision de continuité, voire d’amélioration - mais nous voulons aussi travailler les grands projets qui ne l’ont pas été."

C’est-à-dire ?

"La sécurité, l’emploi, l’utilisation des zonings, etc. Nous sommes au même point qu’il y a six ans. Pour le zoning, je voudrais par exemple que la réouverture de la ligne ferroviaire de fret entre Valenciennes et Quiévrain puisse aussi nous profiter. On pourrait créer de l’emploi dans le zoning grâce au chemin de fer qui passera juste à côté."

En tant que promoteur immobilier, vous attacherez de l’importance à ce secteur ?

"Oui. Ça serait même l’une des priorités. Je ne comprends pas comment on n’arrive pas à faire des bénéfices avec l’argent public alors que nous savons faire 5 ou 7 % dans le privé. J’annonce donc ma volonté de créer une immobilière quiévrainoise. Je voudrais reprendre des maisons quiévrainoises aux normes et à petit budget pour proposer un loyer bas (350 à 500 euros). Ce qui signifie que les maisons seraient rentabilisées en 6 ans par les locataires qui ne seront pas assommés par des loyers exorbitants. Ensuite, 80 maisons à environ 500 euros, ça ferait 40.000 euros par mois et donc 480.000 euros de bénéfice par an. L’objectif sera évidemment de sortir du Crac (Centre régional d’aide aux communes). Le LSD pour sortir du Crac."