Mons Développé par la zone de secours Wallonie picarde, il doit permettre un gain de temps et plus de sécurité en intervention

Les pompiers de la zone de secours Hainaut-Centre ont les yeux tournés vers la zone voisine, la zone de secours de Wallonie picarde. Et pour cause. Cette dernière vient de développer un logiciel informatique de gestion des risques, baptisé PréviWeb. Particulièrement novateur, il a été primé aux Publica Awards dans la catégorie "sécurité"… Et fait déjà des envieux.

Concrètement, le projet doit permettre de mettre à disposition des pompiers, via l’utilisation d’une tablette, une série d’informations dont ils pourraient avoir besoin pour mener à bien leurs interventions sur un site dit à risques, tels qu’une école ou une usine classée Seveso. Des établissements particulièrement nombreux dans les régions de Mons-Borinage et du Centre.

"J’ai eu vent de ce projet et j’ai déjà prévu d’en discuter au collège de zone ce mercredi tant le projet me paraît intéressant ! commente Pascal Hoyaux (PS), président de zone. Chaque commune aura évidemment son mot à dire quant à la possible utilisation de cet outil mais il faut garder à l’esprit qu’en intervention, chaque minute compte. Je suis partisan de se renseigner et de voir ce qu’il y a lieu de faire en la matière."

La zone de secours Hainaut-Centre pourrait dès lors prendre contact avec la zone voisine afin d’échanger autour de cette bonne idée. "La zone Hainaut-Centre est la plus grande de Wallonie et nous comptons beaucoup plus d’usines Seveso, d’écoles, etc qu’en Wallonie picarde… Le travail de préparation et de recensement sera probablement beaucoup plus long mais l’initiative reste superbe."

En effet, les 28 communes de la zone seraient invitées à collaborer afin de communiquer les informations utiles : plans et moyens d’accès, coordonnées des exploitants, caractéristiques des dangers présents sur le site… Numérisées et disponibles dans chaque véhicule de commandement, ces données doivent permettre un gain de temps avant l’intervention mais pourraient surtout réduire les risques pris par les pompiers qui, aujourd’hui, ne savent pas toujours à quoi ils seront confrontés une fois dans le feu de l’action.