Mons

Une Casualty Extraction Team a été créée à l’issue des attentats ayant touché plusieurs capitales.

Les attentats qui ont touché Paris, Bruxelles ou encore Londres ont profondément affecté les services de secours et les ont poussés à la réflexion pour assurer une intervention des plus rapides et des plus efficaces. C’est dans ce contexte que la Casualty Extraction Team (CET) a vu le jour. Ce vendredi, un exercice était mené conjointement entre les zones de police de Mons-Quévy, boraine et La Louvière et les pompiers de la zone de secours Hainaut-Centre.

Les élèves d’une 7e TQ sécurité se sont prêtés au scénario : deux terroristes armés viennent d’ouvrir le feu dans une salle de spectacle, faisant un maximum de victimes. De nombreux blessés doivent être évacués le plus rapidement possible tandis que les auteurs sont retranchés au sous-sol du bâtiment. Avant même d’obtenir l’appui de la police fédérale, les polices locales et les pompiers sont prêts à intervenir pour sauver un maximum de vie.



“Nous sommes dans la préparation de quelque chose que nous espérons ne jamais voir arriver. Connaîtra-t-on, un jour dans la région, un attentat terroriste ? Nous espérons que non mais nous ne pouvons pas ne rien faire. La question s’est donc posée au sein de plusieurs zones”, explique Marc Garin, chef de corps de la zone de police Mons-Quévy. “Trois zones ont décidé de créer une unité d’assistance spéciale, susceptible d’intervenir dès les premiers moments d’un attentat ou de quelque chose d’assimilé, comme un tireur fou dans une école par exemple.”

Spécialement entraînés et équipés, les policiers assurent la sécurité des pompiers tandis que ceux-ci pénètrent dans le bâtiment, évaluent l’état de santé des victimes et procèdent à un premier triage avant l’extraction. “Comment intervenir et sauver un maximum de personnes lors d’une situation aussi catastrophique ? C’est la question que nous nous sommes posée. Il apparaît clairement qu’une parfaite collaboration entre policiers et pompiers est indispensable.”



Le Hainaut, après Bruxelles et Liège, est la troisième province à se doter de pareilles équipes spécialisées. “Nous entraînons des personnes pour qu’elles soient prêtes à intervenir dès les premiers instants sans perdre de temps”, confirme Claude Passchier, coordinateur national en maîtrise de la violence. “Les pompiers qui se sont formés l’ont été sur base volontaire. Il s’agit le plus généralement de pompiers ayant déjà derrière eux une carrière dans l’armée, ils ont les capacités pour intervenir en zone de combat, aussi ponctuelle soit-elle.” Reste malgré tout à espérer que cette unité ne soit pas sollicitée de si tôt.