Mons

Nuisances sonores, vitesse excessives, vibrations et fissures sont devenus le quotidien des habitants de la rue de la Graffe

Chaque jour, ce sont des centaines d’élèves et d’usagers qui empruntent les bus TEC pour se déplacer. Si ces transports en commun sont indispensables, ils ne font pas que des heureux. Que du contraire. Il y a quelques jours, ce sont les riverains de la rue du Peuple, à Frameries, qui se plaignaient des chauffeurs un peu pressés qui empruntaient leur rue afin de rejoindre le dépôt d’Eugies.

Aujourd’hui, ce sont les riverains de la rue de la Graffe, à Hautrage, qui montent au créneau. Depuis novembre dernier, les TEC ont en effet dû procéder à la déviation de deux de leurs lignes de bus suite aux travaux entrepris sur le pont de Pommeroeul. Ceux-ci circulent désormais plusieurs fois par jour dans la rue de la Graffe, pourtant réservée à la circulation locale.

Autant écrire que ce passage de charroi lourd n’est pas perçu d’un bon œil par les habitants qui résident pour certains dans de toutes nouvelles constructions. “Les nuisances sont importantes. Nous devons supporter le bruit, la vitesse excessive mais surtout, des vibrations qui ont causé des fissures dans nos murs”, déplore Monique Wantiez.

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Et ce ne sont pas les seuls dégâts constatés. “Au niveau du garage, les vibrations ont fait tomber une plinthe et le joint du seuil de la porte électrique se décolle. Les châssis de nos fenêtres de façade ont également bougé, si bien que de l’air parvient à s’engouffrer dans nos pièces de vie. Le passage de ces bus par notre rue n’est aucunement justifié ni justifiable. Nous ne voulons pas rester enfermés chez nous parce que nous ne pouvons plus profiter de nos terrasses et jardins.”

En concertation, plusieurs riverains envisagent de faire expertiser les dégâts et de se retourner contre la société de transport en commun. “Je ne suis là que depuis six ans et ma maison subit déjà d’importants dégâts. Les travaux sont prévus pour une durée de deux ans : cela signifie-t-il que nous devons subir le passage de bus tout au long de cette période ?” En attendant d’être entendue, la sexagénaire n’hésite pas à stationner son véhicule sur la voirie afin de créer une chicane naturelle et pousser les véhicules à ralentir.