Mons

Il y a un an, le projet recevait le label Quartier nouveau délivré par la Wallonie.

Verra-t-on un jour le projet faramineux d’éco-quartier sur le site de l’ancien charbonnage des Sartis ? C’est la question que se pose beaucoup d’Hensitois et d’habitants de la région. Car depuis plusieurs mois, les négociations semblent demeurer au point mort. "Le projet n’est pas enterré", rassure Eric Thiébaut, le bourgmestre d’Hensies.

Le 25 mai 2017, l’éco-quartier du site des Sartis avait reçu le label Quartier Nouveau delivré par le ministre wallon de l’Aménagement du territoire, Carlo Di Antonio (CDH). Un an plus tard, les discussions n’ont pas énormément avancé. Mais les choses pourraient prochainement se décanter. "Nous avons eu une réunion la semaine dernière avec la cellule chargée du suivi des projets qui ont reçu le label Quartier Nouveau", explique Eric Thiébaut. "Cette cellule a pour mission de faciliter les contacts avec l’administration, les investisseurs et les différentes parties. Mais pour le moment, ça se limite à ça."

Il faut dire que le projet a reçu plusieurs bâtons dans les roues. Notamment de la part de l’asbl Natagora. En octobre dernier, ces défenseurs de l’environnement avaient tapé du poing sur la table. "La zone des marais accueille des espèces rares et elle a besoin aussi d'un haut niveau d'eau. Or, le projet des Sartis va avoir des implications à ce sujet. Le sol est pollué et les oiseaux seront dérangés par le bruit lié aux logements et à l'arrivée de nouveaux habitants."

Eric Thiébaut, qui rappelle tout de même que les 28 hectares des Sartis se situent en zone industrielle, prône désormais le compromis. "Ce projet éco-quartier est lancé en tenant compte de la réserve naturelle. Nous n'y toucherons d'ailleurs pas. Mais nous devons tout de même encore rencontrer Natagora pour avoir une conception intégrée avec leurs idées." Voilà pourquoi aucune échéance n’est pour le moment avancée.

Pour rappel, le projet initial prévoyait la création de près de 1.000 logements : 200 maisons unifamiliales, 25 logements bi-familiaux, 700 appartements, une résidence-services de 50 logements. Mais aussi une maison médicale, une école maternelle, une crèche, des commerces et des services de proximité.