Mons

Le cartel PHA pointe le manque d’action du bourgmestre vis-à-vis des inondations.

Suite aux récents orages qui ont lourdement frappé Angre, Erquennes ou encore Angreau, l’opposition honnelloise attaque le bourgmestre Bernard Paget (PS). En cause : ses récentes déclarations au lendemain des inondations. « Il affirme que l’on ne savait rien faire parce que l’écoulement des bouées vient de terrains privés. Mais c’est faux. Des outils existent. Il faut simplement avoir la volonté de les utiliser », lance Matthieu Lemiez (cdH), conseiller communal et tête de liste Pour Honnelles Autrement (PHA).

L’opposition pointe tout d’abord le manque d’action en amont. « Gouverner, c’est anticiper », plaide Pierre Urbain (Ecolo), membre de la liste PHA. « Il faut agir pour que les choses ne se reproduisent plus et non pas réagir pour essayer de colmater les brèches. Surtout qu’à cause du changement climatique, ces inondations risquent de se multiplier. Il y a déjà eu des coulées de boue il y a plusieurs années, notamment à Angre. Mais rien n’a été fait depuis. »

La volonté de la minorité honnelloise est de réunir les différents acteurs afin de mettre en place une stratégie qui pourra endiguer le fléau des inondations. « Nous nous engageons à partir de 2019 à faire de ces travaux notre priorité », assure Nicolas Dubois (DéFI), colistier du cartel PHA. « Mais avec ordre et méthode. Il faut d’abord recenser les zones qui ont déjà été inondées, étudier les causes avant de trouver des solutions. Nous pensions notamment à créer des bassins d’orage, redimensionner le réseau d’égouttage, curer les avaloirs, etc. Le tout avec un maximum de subsides. »

Contacté, le bourgmestre Bernard Paget (PS) affirme avoir déjà tenté à plusieurs reprises de trouver des solutions. « Lorsque nous avons eu des boues importantes à Montignies-sur-Roc en 2016, j’ai écrit au ministre en disant qu’il fallait absolument trouver des solutions. Il ne m’a jamais répondu. »

Le maïeur de Honnelles va donc écrire une nouvelle lettre ouverte à Carlo Di Antonio (cdH), ministre wallon de l’aménagement du territoire. « Je suis en train de la rédiger », glisse-t-il. « Certes, la commune peut faire des petits aménagements au niveau des avaloirs par exemple. Mais nous ne savons pas tout faire. Créer des bassins d’orage ou transformer les cultures dépasse largement le cadre des fonctions d’un bourgmestre de village. Il faut prendre cela au niveau régional. J’attends donc un geste financièrement fort du ministre pour que ces coulées s’arrêtent enfin. »