Mons Ravagée par les boues, l’entreprise honnelloise s’est invitée dans les discussions du parlement wallon

Les inondations du 7 juin dernier ont fait des ravages dans les Honnelles. Plusieurs maisons ont été ravagées, tout comme des commerces. À commencer par la chocolaterie Druart dont les ateliers ont été complètement détruits.

Deux semaines plus tard, Camille Druart et sa femme accusent le coup. "Nous venons de terminer le nettoyage en gros", débute le chocolatier. "Une équipe de spécialistes est venue faire le travail. Nous avons rempli un conteneur entier de boue mélangée à du chocolat… C’était une boue de chocolat. Le plus compliqué est de faire l’inventaire de tout ce qui est dans cette boue car les experts doivent savoir ce qu’il y a dedans avant de l’éliminer."

L’artisan et sa compagne étaient en vacances lorsque l’orage a éclaté au-dessus d’Angreau. "Si quelqu’un avait été ici pendant l’inondation, il aurait été tué tellement c’était puissant. Ça a été un vrai tsunami. Il y a eu une force inouïe. Les portes ont littéralement explosé. Même maintenant que c’est dégagé, ça reste impressionnant."

Plusieurs centaines de milliers d’euros de matériel sont littéralement partis sous l’eau. "Je viens de vivre deux semaines de cauchemar mais ça continue encore", insiste M. Druart. "J’ai des machines dans un état terrible. J’ai plein de meubles, de frigos, d’objets divers, d’outils, de moules, qui sont foutus… Je dois désormais essayer de présenter la chose du mieux possible aux experts pour les assurances."

Sans indemnités suffisantes, la célèbre chocolaterie honnelloise pourrait mettre la clef sous la porte. "J’ai 62 ans. Il faudra du courage pour continuer. Et à mon âge, je ne recevrai plus d’emprunt. Alors oui, on y pense tous les jours. On se demande ce que l’on va pouvoir faire, ce qu’il va se passer. Mais ce sont des questions qui restent sans réponse. Nous devons attendre."

Mercredi dernier, la députée wallonne Jacqueline Galant a interpellé le ministre Carlo Di Antonio à ce sujet. "Juste en amont de cette chocolaterie, il y a eu des modifications récentes en ce qui concerne les pratiques agricoles. La cellule Giser (Gestion intégrée sol érosion ruissellement) peut aller sur place et étudier la situation. Il y a aussi le volet assurances et Fonds des calamités qui est un autre volet d’intervention et qui concerne la chocolaterie. On espère qu’ils pourront rapidement trouver une solution pour recommencer leur activité. C’est une activité importante dans notre région", a commenté le ministre de l’Aménagement du territoire.