Mons

Le groupe d’opposition souhaite pour cela puiser dans le portefeuille du bourgmestre.

Dans la belle campagne honnelloise travaillent actuellement 51 agents communaux. Parmi eux, seuls huit agents possèdent un statut de nommé. Ce chiffre a donc baissé de moitié en quelques années puisque la commune en comptait 16 en 2011. À l’inverse, le nombreux d’agents contractuels ne cesse d’augmenter. Il est passé de 27 (2012) à 43 (2018).

C’est de ce constat que démarre la réflexion de Vincent Pétillon (MR). « Les agents qui travaillent pour la commune depuis plus de 20 ans auraient déjà dû être nommés depuis longtemps », estime le conseiller communal de l’opposition. « J’ai la conviction que le bourgmestre ne souhaite pas nommer son personnel, non pas par souci financier ou budgétaire, mais car c’est un moyen de mettre la pression sur son personnel et de le rendre docile. »

Si le conseiller communal attache autant d’importance à cette mesure, c’est avant tout pour les futures pensions de cette quarantaine d’agents. « Les nommer aurait peu d’impact sur le revenu immédiat car ça serait similaire mais ça aurait par contre un grand impact sur leur pension. Un agent contractuel touche une pension équivalente à 46% de son ancien revenu. Ce montant passe à 66% pour un statutaire. »

Voilà pourquoi le MR propose la mise en place d’un second pilier de pension pour ces agents contractuels. Mais cette mesure aurait évidemment un coût pour la commune : près de 48.000 euros par an d’ici 2021. La solution proposée ? « Supprimer par exemple la ducasse communale à la gloire du bourgmestre ou considérer que la retraite à plein temps du bourgmestre supprime le surcoût de son statut de prépensionné qui couvre quasiment intégralement le coût de cette mesure (43.680 euros). »

Le conseil communal honnellois tranchera ce vendredi soir.