Mons

Le projet, trop onéreux, est abandonné au profit de la rénovation de trois sites existants

En 2012, l'intercommunale de gestion environnementale Hygea obtenait un permis unique en vue de développer son projet d'Ecopôle sur le site d'Havré. Un projet qui prévoyait le rassemblement de l'ensemble du personnel sur ce même site et la construction et l'exploitation d'une unité de traitement des déchets organiques par biométhanisation.

Objectifs, améliorer les activités existantes et développer de nouvelles techniques de traitement, plus efficaces et plus respectueuses de l'environnement. Après la mise en œuvre d'une étude d'opportunité et de faisabilité destinée à objectiver les avantages et inconvénients de différentes solutions et en tenant compte des implications opérationnelles, financières, humaines et réglementaires, l'intercommunale a finalement changé son fusil d'épaule.

Ce mercredi, elle a en effet annoncé son intention de mettre de côté son projet d'Ecopôle au profit de la rénovation des sites existants mais vétustes d'Havré, de Cuesmes et de Manage. « Sur base de nos simulations de coût, nous pouvons estimer que l'option d'un Ecopôle entraînerait une augmentation annuelle des coûts d'exploitation de 1,8 à 2,4 millions d'euros », a justifié Jacques De Moortel, directeur général d'Hygea.

Un surcoût que l'intercommunale et surtout les communes associées ne souhaitent pas supporter. « En date du 17 avril dernier, le comité exécutif a validé le principe de rénovation des trois sites et la recherche de partenariats pour la valorisation de déchets organiques. » Car l'idée de construction et d'exploitation d'une unité de biométhanisation est elle aussi mise entre stand-by.

« Les projets pilotes actuels fixent le potentiel de déchets organiques à 30 kilos par an et par habitant, soit 15.000 tonnes par an si toute la population de la zone adopte ces collectes sélectives. Les quantités sont trop faibles pour envisager la construction de cette unité. Nous allons de ce fait poursuivre le travail avec les exutoires de traitement et chercher de nouveaux partenariats », ajoute le directeur général.

Par cette décision, l'intercommunale estime son positionnement clair et supportable. « Nous savons où nous allons et comment nous y allons tout en maîtrisant les coûts d'investissements et d'exploitation. C'est ce que les communes attendaient de nous. » Cette décision devrait prochainement être présentée au Comité d'Accompagnement mis en place en 2012. Les travaux de rénovation des trois sites cibles devraient quant à eux s'étaler entre 2019 et 2023.