Mons Deux ans après avoir lancé leur entreprise, Yann et Stéphane surfent sur le succès

Loger comme un nomade mongol, kazakh ou ouzbek peut paraître complètement fou. Pourtant, la yourte rassemble de plus en plus d’adeptes en Belgique. Yann et Stéphane, deux habitants de Soignies, sont bien placés pour le savoir puisqu’ils forment l’une des deux entreprises belges spécialisées dans la construction de c e type d’habitat traditionnel. "En ce moment, les habitats légers ont la cote" , constate Yann Berlemont. "On peut même parler d’une sorte de buzz. C’est une solution accessible financièrement et qui possède des aspects positifs pour l’environnement."

Deux ans après son lancement, la société sonégienne surfe toujours sur la vague du succès. Le duo propose des yourtes de 20 à 75 m² de surface habitable en toutes saisons. Une dizaine d’exemplaires se sont écoulés en deux ans. "La première année, c’était plus calme mais nous en avons vendu six l’année dernière", raconte Yann qui a besoin de 6 à 8 semaines de boulot pour la création d’une yourte.

Les stéréotypes voudraient que le public cible soit une population marginale, voire hippie. Mais il n’en est en réalité rien. "Le modèle architectural séduit beaucoup de gens, de tous les bords et pour toutes les utilisations. Nous avons eu des demandes de yourte pour un centre canin, pour des gîtes insolites, un restaurant, un atelier de bien-être ou même une neuropsychologue."

La plupart des ventes sont les modèles de 50 m² pour lesquels il faut compter un budget d’environ 20.000 euros. "Il est possible de jumeler plusieurs yourtes pour agrandir. Nous venons aussi d’en réaliser une avec des murs de 2,60 m, ce qui permet d’aménager une mezzanine pour compartimenter la yourte."

Dans les prochaines semaines, Yann et Stéphane vont se lancer dans un nouveau défi : la création d’une héli-yourte. Il s’agit d’une petite variante avec des murs moins arrondis et des perches tournantes dans la toiture. " Cette année, nous allons aussi créer notre première yourte pour une personne à mobilité réduite." L’avenir de l’entreprise sonégienne semble déjà bien rose.