Mons

La police des Hauts-Pays a dû intervenir pour calmer la foule.

Comme partout en Belgique, les habitants de Dour ont célébré la victoire des Diables Rouges qui se sont imposés in extremis au bout du stress ce lundi soir. Mais tout ne s’est pas déroulé comme prévu dans le quartier de Trichères où de nombreuses personnes s’étaient rassemblées dans différents cafés.

Mais l’événement a dégénéré vers 23 heures. "Des individus ont jeté des canettes, des cendriers et des bouteilles en verre en direction de la police", explique Pierre Carton (DR Plus), bourgmestre f.f. (en l’absence de Vincent Loiseau). "Certains policiers ont été légèrement touchés et coupés."

Les forces de l’ordre auraient alors répliqué en faisant usage de gaz lacrymogène afin de disperser et calmer la foule. Des personnes présentes ont été irritées par le gaz. "C’est vraiment dommage de devoir en arriver là", regrette Pierre Carton. "Parce que les gens qui ont lancé les projectiles sur la police ont réellement gâché la fête populaire et familiale que devrait être une victoire de nos Diables Rouges."

Cette version des faits diffère d'ailleurs de celle affirmée par plusieurs témoins présents sur place. Selon eux, le gaz lacrymogène a été utilisé en premier lieu, parce qu'une dame a involontairement bousculé une policière. "La jeune fille de 14 ans a alors été mise au sol et le gaz lacrymogène utilisé directement", assure une Douroise présente sur place. "Des adolescents, des femmes enceintes et même des enfants en très bas âge ont été touchés !"

Des gens auraient alors lancé des projectiles sur la police du fait que des enfants aient été touchés par le gaz. "Avant cela, à la sortie du match, il n’y avait pas de débordement. La police n'était pourtant pas présente. C’est à leur arrivée, que tout a commencé. Nous avons alors été encerclés puis la jeune fille a bousculé la policière."

Des mesures vont en tout cas être prises en vue du match de vendredi face au Brésil. "Avec le Collège communal, nous allons examiner le rapport de nos forces de police puis déterminer un plan d’action pour que ces débordements ne se reproduisent plus vendredi pour le quart de finale. Nous utiliserons une fermeté bien réfléchie", termine Pierre Carton.

"Embêtant d'utiliser le gaz"

Patrice Degobert (Chef de corps de la police des Hauts-Pays) : "Nos services étaient là pour faire en sorte que la fête se passe bien. Mais des personnes n’ont pas voulu obtempérer et une personne s’en est prise à une policière. Dans le cadre de la mise en danger d’un collègue et du maintien de l’ordre, il y a l’usage de ce matériel gazeux. Malheureusement, il y a d’autres gens qui sont touchés dans la foule. Mais tout se passe très vite lorsque l’on est sur place. Surtout que les gens étaient très excités et alcoolisés. C’est embêtant d’utiliser le gaz car nous voudrions que ça se passe bien pour tout le monde. Mais c’est parfois nécessaire."