Mons

Selon la justice montoise, l’ex-député ne s’est pas rebellé contre la police.

L’ancien député fédéral, Laurent Louis a remporté une victoire devant la justice montoise. Le tribunal correctionnel vient en effet de l’acquitter des faits de rébellion survenus le 8 mars 2014, sur la Grand-Place de Mons. L’ex-député était poursuivi suite à une altercation avec deux policiers de la zone de police de Mons-Quévy, dont l’un avait été blessé lors de l’intervention.

L’un de ses colistiers de Debout les Belges a aussi été acquitté des coups et blessures envers une policière. Le troisième prévenu, poursuivi pour avoir largement diffusé les images filmées de l’altercation, a lui écopé d’une suspension simple du prononcé pour un an.

Ce jour-là en pleine tempête pré-électorale, le fondateur de Debout les Belges, entendait récolter des signatures sur la Grand-Place de Mons en vue de constituer une liste électorale. Il ne s’était pas acquitté des autorisations communales et lorsque les policiers ont voulu contrôler son identité, un téléphone portable est tombé, une policière de la zone de Mons-Quévy a été bousculée et a été blessée. Laurent Louis, et son colistier ont été interpellés, non sans résistance.

Le ministère public considérait la rébellion établie et réclamait de 6 jours à 3 mois de prison avec sursis contre Laurent Louis. “Le policier m’a sauté à la gorge, jamais un député fédérale, en costard cravate, n’a été traité de la sorte. J’ai subi 8 heures de cachot, c’était la première fois de ma vie”, se souvient encore Laurent Louis, qui avait choisi de se défendre seul devant cette chambre correctionnelle.

L'ex-député avait notamment soulevé qu’il s’agissait de récolter des signatures et non de distribuer des tracts électoraux, que l’intervention policière était "disproportionnée, illégitime et illégale". Les parties civiles, à savoir la zone de police de Mons-Quévy, ont été déboutées dans leurs réclamations.

"Ce jour-là, c'était la police qui était hors-la-loi, pas moi, ni les militants de Debout les Belges", a commenté après le prononcé Laurent Louis. "Je suis satisfait du jugement, la justice existe encore. C'était juste une perte de temps mais cette fois, il n'y a pas eu de perte d'argent. La zone de police de Mons a raté son objectif c'est à dire nous mettre des bâtons dans les roues et nous empêcher d'avoir nos signatures."

Des élections sont bientôt à l'ordre du jour. Va-t-on revoir Laurent Louis sur le terrain politique? "Non pas du tout, je serai très calme", affirme-t-il non sans tacler "Les communales ne servent à rien, je n'ai pas envie de décider des crottes de chiens et des ronds-points, ça ne m'intéresse pas. Les élections fédérales, vu le système, il faut de l'argent à dépenser et moi, je n'en ai pas et ne veux pas faire de la figuration."